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Nouveau coup dur pour les proprios de bars

Peter Sergakis
Photo Pierre-Paul Poulin Le président de l’Union des tenanciers de bars du Québec, Peter Sergakis

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Plusieurs propriétaires de bars estiment que la nouvelle recommandation de la Santé publique de Montréal risque d’être fatale pour certains établissements, même s’ils encouragent leurs clients et employés à aller se faire tester.

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« Il y a des gens qui vont partout, qui vont se promener dans les parcs, se baigner, qui vont à l’épicerie, et pourtant on ne leur demande pas d’aller se faire tester. Alors pourquoi encore seulement les bars ? », se questionne Andy Aboushaybeh, propriétaire du restaurant-bar Terrasses Bonsecours, à Montréal.

Samedi, la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de Montréal a recommandé aux clients, aux employés et aux tenanciers d’aller se faire tester s’ils avaient fréquenté un bar depuis le 1er juillet.

Cinq établissements touchés

Au moins cinq bars montréalais, situés dans différents arrondissements, ont été fréquentés par des personnes infectées par la COVID-19 depuis leur réouverture. 

Huit cas ont été détectés dans les derniers jours parmi les travailleurs et la clientèle. La santé publique croit que ce n’est que la pointe de l’iceberg en raison des nombreux contacts générés par chacun d’eux. 

Même s’il compte encourager ses employés à aller se faire dépister, M. Aboushaybeh estime que l’annonce de la DRSP est excessive. Notamment parce qu’il sera impossible pour les travailleurs de se faire tester tous les jours, explique-t-il.

Clou dans le cercueil

De son côté, Peter Sergakis, président de l’Union des tenanciers de bars du Québec, estime que « c’est un autre clou sur le cercueil des propriétaires de bars ».

« On ne peut pas aller contre la santé publique, mais c’est sûr que ça va faire peur au monde, parce que les gens vont encore plus penser aux personnes contaminées qui se promènent », soutient-il.

Selon Andy Aboushaybeh, la clientèle est aussi moins au rendez-vous. 

« Depuis que l’annonce de la fermeture des bars à minuit a été faite, on a une baisse dramatique, là c’est certain que ça va empirer », ajoute-t-il.

Pour Francis Picard-Dufresne, porte-parole de la DRSP de Montréal, « les données préliminaires indiquent clairement que les gens ont répondu à l’appel, et particulièrement les jeunes adultes ».

Rien qu’à la clinique de dépistage du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, entre 200 et 300 personnes de plus se sont présentées dimanche.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.