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Un vainqueur de la COVID sert un avertissement aux délinquants

Le paramédic qui a dû être hospitalisé enrage devant les relâchements observés

Denis Proulx
Photo Pierre-Paul Poulin L’infirmière Chantal Hébert et son mari, Denis Proulx, un paramédic, ont contracté la COVID-19, probablement dans le cadre de leur travail dans le milieu de la santé. Ils demandent à la population de respecter les consignes sanitaires en vigueur.

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Hospitalisé pendant deux semaines à cause de la COVID-19, un ambulancier paramédical de 53 ans se dit fâché de voir autant de relâchements et de gens réticents à porter un couvre-visage dans les lieux publics fermés. 

« Ceux qui pensent que c’est inconfortable de porter un masque pendant dix minutes pour aller à l’épicerie, attendez d’avoir une lunette nasale – un tube – pour respirer. Je ne souhaite même pas ça à mon pire ennemi », lance Denis Proulx, de Pointe-aux-Trembles. 

Au début du mois mai, le paramédic chez Urgences-santé a dû être hospitalisé pendant deux semaines après avoir réagi positivement au test de la COVID-19.     

« J’avais de la difficulté à respirer. Ma femme m’a obligé à aller consulter. Je suis finalement resté deux semaines à l’hôpital. J’ai eu une pneumonie, puis un épanchement pleural et j’avais toujours un tube nasal pour me fournir de l’oxygène », explique-t-il en précisant qu’il n’a pas de problèmes de santé outre le fait qu’il est diabétique. 

M. Proulx avait bien pris soin de s’isoler dans une chambre au sous-sol afin de protéger sa fille et sa femme, Chantal Hébert, âgée de 56 ans, qui est infirmière à l’hôpital Santa Cabrini, à Montréal. 

« Malgré cela, toute la famille l’a attrapée », confie-t-il.

Des relâchements frustrants

Les relâchements observés dans les derniers jours ainsi que la saga qui entoure le port du masque dans les endroits publics fermés le poussent à partager son histoire.  

« Ma femme et moi, on a risqué notre vie en étant exposés quotidiennement au virus. Voir que des gens ne mettent pas les efforts, c’est frustrant. Tous les jours, des travailleurs de la santé se battent contre la COVID. D’un autre côté, il y en a qui se foutent des règles. Ça m’enrage », laisse-t-il tomber. 

« Pour certains, tant qu’ils ne l’auront pas en pleine face, ils ne seront pas conscients. Les consignes à respecter sont pourtant assez claires », ajoute M. Proulx. 

Des symptômes pendant des mois

Il espère que son histoire pourra servir d’avertissement à ceux qui croient que le coronavirus est une simple grippe. 

Deux mois plus tard, Denis Proulx ressent encore des symptômes du virus et il est toujours en arrêt de travail, par manque d’énergie et de force physique. 

« J’ai aidé un ami à déménager quelques petits trucs et j’ai dû faire une sieste après. Je ne suis pas top shape. Même si le virus n’est plus là, les impacts à long terme sont sévères. C’est fort », souligne-t-il.


♦ Dimanche, le Québec comptait 114 nouveaux cas. Le bilan s’est aussi alourdi de sept décès, pour un total de 5627 depuis le début de la pandémie.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.