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Peine de 8 ans réclamée contre un abuseur sexuel

L’homme a agressé sa fille et une autre jeune victime

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Un septuagénaire reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement sa fille pendant de nombreuses années risque de se voir imposer une très longue peine d’emprisonnement.

C’est en compagnie de son fils que Gilles Gilbert, 77 ans, s’est présenté masqué, lundi, au palais de justice de Québec pour assister aux observations sur la peine. 

Dans la salle, la fille de l’accusé, qui a trouvé le courage de dénoncer les abus dont elle a été victime, prenait place, sereine.

Une autre femme qui a fait les frais de l’appétit sexuel vorace de Gilbert alors qu’elle avait 7 ans lors de la première agression s’y trouvait aussi.

D’entrée de jeu, la poursuivante, Me Valérie Lahaie a réclamé pour l’homme une peine de huit ans de détention, rappelant au juge Pierre Rousseau qu’il était « difficile de mettre un chiffre sur des événements qui avaient brisé des vies ».

« Séquelles et conséquences »

« Les séquelles et les conséquences sont allées de la consommation aux dépressions répétées et il faut garder en tête le jeune âge des victimes au moment des agressions et le fait qu’il y a eu pour l’une des victimes pénétration sexuelle complète », a-t-elle ajouté. 

En défense, Me Kevin Plamondon a quant à lui souligné au magistrat « qu’il n’y avait aucune preuve médicale » qui permettait d’affirmer que les « conséquences et les séquelles » vécues par les victimes étaient « reliées aux agressions subies » et il a demandé pour son client une peine de deux ans moins un jour de détention. 

« Se libérer de cette emprise »

Au sortir de la salle d’audience, la fille de Gilbert a tenu à s’adresser aux médias à la suite de la levée d’ordonnance protégeant son identité. 

Elle a rappelé que bien que le processus de dénonciation soit long, il était important de le faire.

« À chaque étape, je grandis... Comme victime, on se retrouve emprisonnée, mais il faut se libérer de cette emprise pour reprendre le pouvoir sur notre vie et même si c’est difficile, même si c’est stressant, ça fait partie du cheminement qui libère », a-t-elle déclaré.

Gilles Gilbert reviendra devant le tribunal le 4 septembre prochain pour connaître sa sentence.