/entertainment/music
Navigation

Message d’espoir de Marie-Mai aux victimes d’agressions

L’artiste témoigne du viol qu’elle a subi à 17 ans par un garçon qu’elle ne nomme pas

Fête nationale 2020
Photo d'archives, Amélie St-Yves Marie-Mai le 21 juin dernier à Trois-Rivières pour les préparatifs de la fête nationale.

Coup d'oeil sur cet article

Marie-Mai a joint lundi sa voix à celle des victimes d’agressions sexuelles en racontant avoir été agressée à l’âge de 17 ans, tout en plaidant pour que les victimes dénoncent ces actes à la police.

• À lire aussi: Maripier Morin retirée des ondes

• À lire aussi: Fermeture temporaire d'une page de dénonciation

• À lire aussi: Dénonciations anonymes en ligne: Legault salue le «courage» de dénoncer

«J’ai été victime d’une agression sexuelle à 17 ans», sont les premiers mots de la chanteuse, qui raconte ensuite en détail l’agression, sans donner le nom de celui qui a abusé d’elle.

À l’invitation du type en question, que Marie-Mai trouvait de son goût, elle est allée chez lui.

«J’étais à jeun, raconte-t-elle, il m’offre un drink. Ça goûtait bizarre, mais pas assez pour que j’arrête de boire. Je n’ai jamais su que dans ce petit verre il y avait la drogue du viol.»

Marie-Mai affirme avoir perdu la carte.

«Je n’ai que trois images de cette soirée en mémoire. Celle où j’ai si mal que j’en perds connaissance, celle où je me réveille dans une flaque de sang dans sa douche [et celle] où je me retrouve seule dans la rue à 4 heures du matin.»

Libérée de la noirceur

Elle relate avoir revu l’individu en question dans un bar, quelques semaines plus tard, et qu’il prétendait que c’était sa faute si elle saignait parce qu’elle était vierge.

«Je ne l’étais pas», corrige Marie-Mai, qui dit s’être libérée de la noirceur dans laquelle l’agression l’a plongée en «l’acceptant» et en «la travaillant».

Dans son message, Marie-Mai soutient que cet événement, survenu peu avant qu’elle participe à la première saison de Star Académie, en 2003, lui a été utile dans sa carrière musicale.

«Je n’aurais sûrement jamais eu l’appel de créer autant de messages d’espoir dans mes chansons si je n’avais pas vécu les profondeurs de la noirceur avant. Pour ça, avec le recul, j’ai de la gratitude.»

Portez plainte

Quelques heures plus tard, elle a publié un autre message pour inciter les victimes à porter plainte à la police.

«Il faut toujours dénoncer à la police. Si vous êtes témoin ou victime d’une agression. Toujours. Ça devrait être notre premier réflexe», dit celle qui aurait aimé avoir la même réaction à 17 ans.

«À la place, j’ai tout refoulé. Banalisé. Gardé ça pour moi. Vous n’avez pas à vivre ça seuls. Si vous n’avez ne serait-ce qu’un doute sur ce que vous avez vécu, allez de l’avant.»