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Le masque démasqué

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C’est fait. Québec a pris le grand virage. Je parle ici du masque obligatoire dans les endroits publics.

Enfin, dirons-nous, la fin de la tergiversation !

Or, l’expérience d’Ottawa, où le masque est obligatoire depuis une semaine, révèle que les craintes du Dr Horacio Arruda n’étaient pas sans fondement.

Le grand n’importe quoi

Car, qui dit port du masque ne dit pas port approprié du masque.

Au contraire, le masque obligatoire amène son lot de délinquances susceptibles de miner son efficacité. En voici un petit répertoire, fruit de mes observations dans les commerces de la capitale canadienne.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Le masque-barbe : agaçant, ce bout de tissu dans la canicule de l’été. Il faut croire qu’il n’y a rien comme le baisser pour bien se protéger la barbe, surtout dans les interminables files d’attente.

Le masque-oreille : nouvelle mode à l’horizon. En quête d’efficacité, plusieurs ont la brillante idée de transformer une oreille en crochet permanent pour leur masque, question de s’aérer un brin entre deux commerces.

Le masque-coude : c’est mon préféré ! Pourquoi fouiller dans le gouffre sans fond d’un sac à main, quand on peut se glisser le masque le long du bras jusqu’au coude en attendant d’être contraint à l’enfiler à la bonne place ?

C’est sans compter tous ceux qui, forts de cette armure faciale, oublient les 2 mètres, évitent de se couvrir le nez, se taponnent le visage.

Malheureusement, on a parfois l’impression que le masque obligatoire devient une obligation prise à la légère. Au diable le risque de se contaminer, pourvu qu’on le porte !

Le Dr Arruda disait récemment : « On n’a pas le temps d’attendre que les gens se décident ». Mais tant qu’à l’imposer, il faudra que les gens se décident à le porter adéquatement.