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Peter MacKay veut se coller au provincial pour le tramway de Québec

Son appui au projet dépend de celui de Legault

Le candidat à la chefferie du PCC, Peter MacKay, était de passage à Québec, mardi, au Moulin des Jésuites de Charlesbourg.
Photo Jean-Luc Lavallée Le candidat à la chefferie du PCC, Peter MacKay, était de passage à Québec, mardi, au Moulin des Jésuites de Charlesbourg.

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S’il devient un jour premier ministre du Canada, Peter MacKay entend respecter l’entente signée entre le gouvernement Trudeau et la Ville de Québec pour le projet de tramway, à condition que le gouvernement du Québec soit encore de la partie.

L’un des principaux aspirants à la chefferie du Parti conservateur a complété sa tournée de la Belle Province dans la capitale, mardi. Pandémie oblige, il n’a pas pu effectuer un gros rassemblement partisan, mais a néanmoins rencontré une vingtaine de militants au Moulin des Jésuites de Charlesbourg, en matinée.

Interrogé par Le Journal sur les enjeux régionaux, l’ancien ministre de la Défense était bien au fait de l’hésitation du gouvernement Legault avec le projet de transport collectif, à la lumière des récents changements annoncés.

Le candidat à la chefferie du PCC, Peter MacKay, était de passage à Québec, mardi, au Moulin des Jésuites de Charlesbourg.
Photo Jean-Luc Lavallée

Rappelons que François Legault veut prendre le temps d’«étudier» la nouvelle mouture du projet, tronqué de toute sa portion trambus, et ne l’a pas encore appuyée.

M. MacKay compte respecter le gouvernement du Québec dans le choix de ses priorités. Autrement dit, la subvention de 1,2 G$ du fédéral tiendrait toujours sous un gouvernement conservateur, sauf si le provincial retire son appui au projet.

Une décision attendue

«Tout le monde attend cette décision du gouvernement provincial. S’il y a une décision positive, je crois que c’est une obligation du gouvernement fédéral. Et nous serons très heureux de travailler avec le gouvernement provincial pour ce projet. C’est la même (chose) pour le troisième lien. C’est nécessaire d’avoir l’appui des (deux) niveaux de gouvernement», a-t-il fait valoir en entrevue.

«C’est sûr qu’on ne poussera pas pour aller de l’avant (avec le tramway) si le gouvernement du Québec évalue qu’il faut qu’il y ait des changements», a renchéri le député de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, à ses côtés.

Peter MacKay s’est quand même montré beaucoup plus enthousiaste pour le tunnel Québec-Lévis, un projet «tellement important» pour la région.

Le candidat à la chefferie du PCC, Peter MacKay, était de passage à Québec, mardi, au Moulin des Jésuites de Charlesbourg.
Photo Jean-Luc Lavallée

«Pour une ville comme Québec, la capitale, des investissements dans des infrastructures modernes, c’est absolument nécessaire. Je crois qu’il y a énormément de bénéfices», a-t-il fait valoir.

Quant au pont de Québec, il rappelle que le CN – propriétaire de l’infrastructure – a aussi un rôle important à jouer dans le dénouement de la saga de la peinture.

Appui de six députés au Québec

Le potentiel successeur d’Andrew Scheer a réussi à obtenir l’appui de six députés sur dix au sein du caucus conservateur au Québec, incluant M. Paul-Hus, qui l’accompagnait hier. Gérard Deltell, faut-il le rappeler, a choisi de rester neutre et de n’appuyer aucun candidat, ce qui n’offusque pas M. MacKay, qui a d’ailleurs déjeuné avec lui mardi matin.

Les membres du PCC ont jusqu’au 21 août pour enregistrer leur vote.

Quatre candidats s’affrontent dans cette course à la chefferie : Peter MacKay, Erin O’Toole, Derek Sloan et Leslyn Lewis. 

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