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Laissez-vous une rente de conjoint sur la table ?

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Illustration Adobe Stock

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Certains les appellent encore les rentes de veuf (ou de veuve). Il s’agit de prestations offertes par le Régime de rentes du Québec (RRQ) et le programme de la Sécurité de la vieillesse (SV) aux personnes qui ont perdu leur conjoint.

Attention, elles ne se déclenchent pas automatiquement au décès de sa tendre moitié ! 

Si on ne les demande pas, elles seront perdues. 

La rente de conjoint survivant

Peu de Québécois la manquent celle-là, il faut dire qu’elle figure dans tous les guides préparés à l’intention des personnes endeuillées. 

Demander la rente de survivant au RRQ est l’une des premières démarches à entreprendre lorsqu’on perd son conjoint, avec les arrangements funéraires.

Il y a deux conditions à respecter pour y avoir droit. 

D’abord, le défunt doit avoir suffisamment cotisé au RRQ. 

Ensuite, celui qui demande la rente doit être reconnu comme conjoint. 

Les conjoints de fait doivent avoir vécu en concubinage au moins trois ans. Sinon, il faut être mariés depuis au moins 12 mois.

« Le but est d’éviter que les gens qui ne sont pas conjoints se marient uniquement pour la rente à l’approche de la mort », explique Martin Dupras, planificateur financier indépendant.

Il faut dire que la prestation est intéressante. Elle varie entre 500 dollars et 950 dollars par mois (chiffres arrondis), en fonction des contributions du défunt au régime, de l’âge du prestataire ainsi que de la présence ou non d’un enfant à charge. 

Quand la personne veuve franchit le cap de la retraite, sa rente de conjoint survivant sera réduite ou disparaîtra totalement, selon l’importance de sa prestation de retraite qu’elle percevra du Régime de rentes du Québec. 

Combinés, les deux montants ne peuvent être plus élevés que la rente de retraite maximale prévue par le régime. 

Allocation au survivant, souvent oubliée

Cette prestation fédérale est accessible uniquement de l’âge de 60 à 64 ans. On peut la réclamer même si son époux est mort 20 ans auparavant. 

« Ce qui explique le fait que de nombreuses personnes qui y ont droit ne la demanderont jamais, ils n’y pensent pas », dit Michel Carrier, retraité de la planification financière. 

Pourtant, les sommes peuvent être appréciables. Le montant de l’allocation est basé sur le revenu de l’année précédente du bénéficiaire. S’il n’a aucun revenu, la prestation approche les 1400 dollars par mois, non imposable. Il n’en reste plus rien lorsque le conjoint survivant déclare des revenus de 25 000 dollars et plus. 

Si on refait sa vie avec une autre personne, on n’est plus admissible. Il suffit de 12 mois de vie commune avec un nouveau conjoint pour ne plus y avoir droit.

 

Comment réclamer ?

  • Pour la rente de conjoint survivant du RRQ, on peut la réclamer en ligne via la plateforme « Mon dossier ».
  • On peut demander un formulaire papier auprès de Retraite Québec.
  • Pour l’Allocation fédérale, il faut remplir le formulaire ISP3008. C’est le même formulaire que pour l’Allocation au conjoint des bénéficiaires du Supplément de revenu garanti.