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«La santé publique dicte tous les paramètres»

La ministre du Sport est consciente de la grogne des fédérations de sports de combat

Isabelle Charest
Photo Pierre-Paul Poulin

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La ministre du Sport, Isabelle Charest, n’est pas insensible à la cause des sports de combat, qui ne sont toujours pas déconfinés. Toutefois, comme ce fut le cas pour la majorité des décisions gouvernementales au cours des derniers mois, c’est la santé publique qui a le dernier mot. 

Pourtant, plusieurs pays dans le monde, dont les États-Unis, le Japon, l’Angleterre, l’Allemagne et la France, ont permis à leurs combattants de renouer avec leurs sports de prédilection. 

Pourquoi le Québec fait-il bande à part dans ce dossier ?

« C’est difficile de se comparer avec un autre pays ou une autre province, a indiqué Isabelle Charest lors d’une entrevue avec Le Journal de Montréal. C’est un enjeu de santé publique, donc c’est la santé publique qui dicte tous les paramètres et les séquences de déconfinement. »

Elle assure que les vases de communication avec les fédérations concernées et la santé publique sont bien ouverts dans ce dossier. 

« Pour le moment, la santé publique n’est pas prête à déconfiner les sports de combat. Tout est dans la question du risque de propagation, précise Mme Charest. On discute avec la santé publique et les fédérations concernées. 

« On poursuit le travail afin de déconfiner les sports de combat le plus rapidement possible. »

Coïncidence

Charest a participé mercredi à une conférence de presse pour l’octroi d’une subvention pour un programme de prévention des noyades à l’Institut national du sport (INS). 

C’est aussi dans ces locaux qu’on retrouve les centres nationaux de Boxe Canada et de Judo Canada. Une pure coïncidence.

Pour le moment, les athlètes de ces deux fédérations peuvent s’entraîner sans avoir de contacts. Par contre, il y a quelques jours, l’équipe nationale de judo s’est envolée à Calgary afin de pouvoir tenir des entraînements complets. 

À ce rythme, l’équipe canadienne de boxe devra prendre une décision similaire alors qu’elle veut tenir un camp de deux semaines en septembre. 

« C’est une préoccupation pour nous, a expliqué Charest. Dans les premières semaines de la pandémie, on a tenté de trouver des solutions pour faire en sorte que les athlètes d’excellence puissent reprendre l’entraînement spécifique à leur discipline le plus rapidement possible. 

« La situation dans l’Ouest n’est pas la même qu’au Québec. Ces provinces n’ont pas été aussi touchées que nous. C’est un des facteurs importants pour lesquels la santé publique n’est pas
confortable jusqu’à maintenant. »

Lueur d’espoir

Selon nos informations, la communication est maintenant ouverte entre la santé publique et le promoteur Camille Estephan. On peut s’attendre à ce que le dossier de la relance de la boxe professionnelle progresse de façon significative dans les prochains jours. 

Si les discussions se déroulent bien, on pourrait avoir droit à une annonce dès la semaine prochaine. 

C’est une bonne nouvelle pour l’homme d’affaires, qui a monté un plan de mesures sanitaires pour la présentation d’un gala de boxe qui pourrait maintenant avoir lieu à la fin d’août.