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Pas de robot tueur, promettent Elon Musk et des leadeurs en High Tech

Pas de robot tueur, promettent Elon Musk et des leadeurs en High Tech
AFP

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Ce n’est pas une blague. Nous sommes à l’époque où on envisage la création de machines tueuses autonomes.

Aussi appelées système d’armes létales autonomes (ou SALA), ces créations tirées tout droit des sciences-fictions pourraient devenir une réalité.

Comme cela n’annonce rien de bon, des scientifiques et leadeurs de la haute technologie ont saisi l’occasion d’en discuter lors de la Conférence internationale sur l’Intelligence Artificielle (CIIA) à Stockholm.

Comptant à leur tête des célébrités comme Elon Musk ou les cofondateurs de DeepMind, le bureau d’IA de Google, ils ont signé une lettre conjointe qui les engagent à ne pas participer au développement d’un SALA. 

Un SALA est une arme qui peut identifier, cibler et tuer une personne sans intervention humaine.

En tout, l’engagement a été signé par 150 entreprises et 2400 individus provenant de 90 pays.

Les considérations éthiques des leaders en intelligence artificielle sont claires: on ne peut pas octroyer à une machine la décision de tuer.

Des inquiétudes existent déjà

Pas de robot tueur, promettent Elon Musk et des leadeurs en High Tech
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Contactée par Business Insider, Dr Taddeo de l’Oxford Internet Institute, a mentionné une initiative louable, mais «simpliste».

Selon elle, le fait de ne se concentrer que sur le cas extrême d’un robot tueur détournerait l’attention des usages militaires actuels de l’intelligence artificielle (IA).

Elle fait la différence entre l’IA en mouvement qui est attachée à un robot autonome et l’IA au repos qui est utilisée sur des ordinateurs.

Les États-Unis et Israël ont déjà des formes d’armement utilisant l’IA en mouvement.

Mais ce qui inquiète le plus Dr Taddeo, c’est l’IA au repos et ses utilisations en cyberdéfense. Pour elle, plus l’Humanité s’appuie sur l’IA, plus ses usages militaires en cyberdéfense peuvent avoir de conséquences.

«Les conflits entre intelligences artificielles pourraient sérieusement endommager des infrastructures nationales d’envergure».

Bien que fondées, les inquiétudes d’Elon Musk et ses compères ne semblent s’attacher qu’à une éventualité extrême alors que des problèmes liés à l’IA existent déjà.

Le président russe Vladimir Poutine avait prédit, en septembre 2017, que «celui qui sera leader dans ce domaine sera le maitre du monde».

On comprend mieux pourquoi tant de pays se font la course à l’innovation. 


 

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