/sports/racing
Navigation

Formule 1 : rivalité grandissante entre Racing Point et Renault

AUTO-PRIX-F1-AUT
Photo AFP Daniel Ricciardo s’est plaint du comportement en piste de Lance Stroll, la semaine dernière au circuit de Spielberg, en Autriche.

Coup d'oeil sur cet article

Le Grand Prix de Hongrie, présenté ce dimanche au circuit du Hungaroring, pourrait nous proposer un autre épisode de la rivalité grandissante que se livrent les écuries Racing Point et Renault.

Des affrontements qui se déroulent autant sur la piste qu’à l’extérieur des circuits, comme nous l’a démontré la deuxième épreuve de la saison de Formule 1 disputée en Autriche la semaine dernière.

Non seulement l’équipe française a déposé, après la course, une réclamation envers sa rivale concernant la légalité de ses écopes de freins, mais le pilote Daniel Ricciardo a aussi sévèrement critiqué le comportement de Lance Stroll, qui l’a doublé lors de l’avant-dernier tour. 

« Cette rivalité est normale, a indiqué le pilote montréalais lors d’une entrevue accordée jeudi matin à une poignée de journalistes québécois. Nous sommes proches au chapitre de la vitesse. En fait, tout a commencé l’année dernière entre les deux équipes. »

Au Grand Prix du Japon en 2019, Racing Point avait contesté le dispositif de répartition de freinage de Renault, qui a d’ailleurs mené à la disqualification des monoplaces de Ricciardo et de Nico Hülkenberg. Les deux pilotes avaient rallié l’arrivée aux 6e et 9e rangs respectivement avant d’être sanctionnés.

Dans l’attente d’une décision

En Autriche, c’est Renault qui a porté plainte, prétextant que certaines pièces de la Racing Point étaient considérées comme des copies presque conformes de celles de la Mercedes W10 qui a procuré un sixième Championnat du monde à Lewis Hamilton l’an dernier.

« J’ai bon espoir que notre équipe fera valoir ses droits », s’est limité à dire Stroll. 

Les autorités de la F1 ont jugé la réclamation de Renault recevable, mais aucune décision, du moins au moment d’écrire ces lignes, n’a été rendue.

« C’était limite avec Ricciardo »

Concernant sa discussion musclée avec Ricciardo, le Québécois a reconnu que sa manœuvre de dépassement était audacieuse.

« Je suis resté derrière lui pendant une bonne partie de la deuxième portion de la course, a-t-il expliqué, même si j’étais plus rapide que lui. Après mon arrêt au puits, j’ai dû doubler bon nombre de retardataires, ce qui a malmené mes pneus. »

Stroll est passé aux actes à moins de deux tours de la conclusion de l’épreuve.

« C’était limite, a convenu Stroll, mais j’ai vu une opportunité de le doubler et ça a réussi. La course est ainsi faite et on donne toujours le maximum. Je n’ai pas été pénalisé. »

Pas de pénalité

Les commissaires de la Fédération internationale de l’automobile, après visionnement de la séquence, n’ont pas sévi à l’endroit du pilote québécois, même si les deux voitures se sont retrouvées hors des limites de la piste.

Ricciardo s’en voulait de ne pas lui avoir fermé la porte.

« C’était un comportement désespéré de sa part et qui méritait une pénalité, a prétendu l’Australien. J’aurais dû le bloquer et je m’en veux de ne pas l’avoir fait.

« Il nous a fait quitter la piste tous les deux, alors ce n’était pas un dépassement. C’est une fin frustrante après s’être battus pendant toute la course. »

Cette escale à Budapest est la troisième de la F1 en trois semaines depuis le début des activités en F1. En raison de la pandémie, les neuf premières étapes du Championnat du monde auront lieu à huis clos.

« Je ne me plains pas de la situation, a souligné Stroll. On a été trois mois sans courir. On a eu le temps de se reposer. »