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Traque de Martin Carpentier: des résidents préoccupés et sur leurs gardes

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SAINT-AGAPIT | Des résidents de Saint-Apollinaire et de Saint-Agapit ne sont pas rassurés à l’idée que Martin Carpentier puisse être encore en vie et demeurent sur le qui-vive.

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«Disons que ça fait peur. Les recherches commencent à être longues pas mal. Mon chum finit tard le soir et je suis souvent seule, puis même quand il est là la nuit, j’ai peur aussi», confie Josée Tremblay, qui réside près du lac du Sacré-Cœur. 

  • Écoutez l'entrevue de la journaliste de TVA Nouvelles Valérie Chouinard avec Caroline St-Hilaire à QUB Radio:

Josée Tremblay, une résidente de Saint-Apollinaire, dans le périmètre des recherches, admet que la situation lui fait «peur».
Photo Dominique Lelièvre
Josée Tremblay, une résidente de Saint-Apollinaire, dans le périmètre des recherches, admet que la situation lui fait «peur».

La jeune femme travaille dans un camping du rang Saint-Lazare, où elle n’a rien remarqué d’anormal dernièrement. À la maison, elle prend plusieurs précautions: «Je ne vais pas dehors quand il fait noir et je barre toutes mes portes.»

«Il y a tellement de bois... Il [Martin Carpentier] peut bouger, il peut se déplacer très vite», s’inquiète-t-elle.

«On est sur nos gardes tout le temps», résume de son côté Lyse Sévigny Olivier, une résidente de Saint-Agapit, qui assure toutefois ne pas être particulièrement préoccupée.

Martin Carpentier
PHOTO COURTOISIE
Martin Carpentier

À l’affût de toute activité suspecte

Toute la journée, jeudi, les citoyens sont demeurés à l’affût de toute activité suspecte et n’ont pas hésité à contacter la police au moindre doute.

Les policiers se sont déplacés à de nombreux endroits pour faire des vérifications. Un signalement voulait que le suspect ait été capté par une caméra de surveillance de la Caisse Desjardins de Saint-Agapit.

Des employés auraient contacté la police parce qu’on verrait sur les bandes vidéo un homme couché près d’un guichet automatique dans la nuit de mercredi à jeudi.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Après vérifications, la Sûreté du Québec (SQ) a toutefois indiqué qu’il s’agissait d’un signalement non fondé.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Les patrouilleurs se sont aussi déplacés sur le rang Bois-Joly, où un citoyen disait avoir entendu des bruits de métal, et sur la Route du Cap, où une femme croyait avoir vu une bouche d’égout se soulever, selon nos informations.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Du mal à dormir

Mercredi soir, les policiers ont minutieusement inspecté une piste cyclable qui longe la route 116, à Saint-Agapit.

À quelques kilomètres de là, une autre résidente, Catherine Trudel, est certaine d’avoir vu un homme courir dans un champ devant sa maison, mercredi à 15 h. Elle l’a signalé aux policiers.

Catherine Trudel, une résidente de Saint-Agapit, a contacté les policiers après avoir vu un homme courir dans le champ devant sa maison, mercredi à 15 h.
Photo Dominique Lelièvre
Catherine Trudel, une résidente de Saint-Agapit, a contacté les policiers après avoir vu un homme courir dans le champ devant sa maison, mercredi à 15 h.

«On a eu de la misère à s’endormir», dit la mère de famille qui assure que l’individu pourrait correspondre à la description de Carpentier, par sa carrure notamment, même si elle était à plusieurs centaines de mètres de lui.

«Ça fait deux ans que je demeure ici et il n’y a jamais personne qui s’est promené à pied dans ce champ», s’interroge-t-elle.

La SQ mène de nombreuses vérifications de la sorte depuis le début de l’affaire Carpentier. Elles sont souvent non fondées. Toutefois, on constate que chaque information est traitée avec sérieux.

—Avec la collaboration de Jérémy Bernier