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Clavel gonflée à bloc

La Montréalaise affrontera l’Américaine Natalie Gonzalez mardi à Las Vegas

Gala Makhmudov vs Rice
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Kim Clavel remontera sur le ring mardi à l’occasion d’un gala présenté par Top Rank.

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Kim Clavel aura une double mission mardi, alors qu’elle affrontera l’Américaine Natalie Gonzalez sur une carte de Top Rank présentée à Las Vegas.

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Tout d’abord, elle doit l’emporter. Puis, dans un deuxième temps, elle doit livrer une performance qui saura convaincre les dirigeants de Top Rank de lui offrir un contrat de plusieurs combats. 

« C’est une vitrine exceptionnelle qui m’est offerte, a expliqué Clavel lors d’un point de presse par vidéoconférence, hier. J’ai une bonne adversaire devant moi. Ça devrait donner de la bonne boxe et de la bonne télévision. 

« J’ai hâte de représenter le Québec avec brio. »

Pas un duel facile 

La Montréalaise ne mettra pas en jeu son titre NABF des mi-mouches (108 lb) mardi, alors qu’elle se battra plutôt à 110 lb.

Elle est bien consciente du contexte particulier dans lequel elle monte sur le ring. La boxe professionnelle au Québec n’est toujours pas déconfinée par la santé publique. 

« Je me sens choyée et chanceuse d’avoir cette opportunité, a-t-elle mentionné. Toutefois, je mérite cette chance. J’ai un promoteur (GYM) qui a travaillé fort pour que je l’obtienne. 

« Je veux vivre le moment présent et ce qui se passe au Québec avec la santé publique, je m’en occuperai à mon retour. Toute ma concentration est sur mon combat. »

Clavel (11-0, 2 K.-O.) sait très bien qu’elle doit se méfier de Gonzalez (6-0, 1 K.-O.), qui a gagné les Gants d’or chez les amateurs. 

« Elle possède un bon background amateur, a souligné Clavel. C’est une fille assez agressive et qui travaille surtout en combinaison. J’ai confiance qu’on va pouvoir lui jouer un tour. J’ai hâte d’appliquer notre stratégie. »

Son entraîneuse, Danielle Bouchard, tient le même langage que sa protégée au sujet de Gonzalez. 

« On connaît des filles qu’elle a affrontées chez les amateurs et on a aussi analysé des vidéos d’elle chez les professionnels, a-t-elle précisé. Elle possède un bon jab. Si elle le peut, elle lance en combinaison. 

« Par contre, Kim est extrêmement bien préparée et elle possède un meilleur jab que son adversaire. On a des petites surprises pour elle. »

Camp spécial

Avec la pandémie de COVID-19, Bouchard et Stéphan Larouche ont dû être créatifs durant le camp d’entraînement tenu dans les Laurentides. 

« C’est l’un des camps les plus complexes que j’ai eus à mettre sur pied, a confirmé Larouche. Lorsqu’Éric Lucas est devenu champion du monde contre Glen Catley (2001), on était chez Bob Miller dans la région de New York. On était aussi archaïques et on avait dû revenir au même genre de base. 

« On était donc un peu en terrain connu malgré tout. On savait dans quoi on s’embarquait. À partir du moment où tu prends cette décision, tu laisses aller ton imagination. »

Larouche a notamment concocté des exercices avec roches dans les montagnes. Clavel était aussi en contact quotidien avec son préparateur Frédéric Laberge afin de modifier les exercices selon les éléments qu’elle avait sous la main. 

« C’était un camp assez unique, a affirmé Clavel. J’aurais aimé présenter une téléréalité de type 24/7 pour montrer à quel point c’était exceptionnel. On retient plusieurs points positifs et on va conserver certains exercices pour les prochains camps. »

« On a pris du plaisir à l’organiser, a ajouté Bouchard. C’était la première fois qu’on pouvait vivre le quotidien ensemble. La communication était plus facile. Je suis convaincue que les résultats seront au rendez-vous. »