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Maripier Morin: le prix à payer

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Maripier Morin a animé à Z télé une série d’émissions qui s’intitulait Mais pourquoi ?. Ça tombe bien.

Ce sont justement les deux mots qui me viennent le plus souvent à la bouche au sujet de Maripier Morin depuis quelques jours...

L’INFRÉQUENTABLE

Mais pourquoi... a-t-on retiré son nom des nominations au gala Artis et du gala des Gémeaux ? En quoi est-ce une punition appropriée ?

Mais pourquoi... dépouiller Maripier Morin jusqu’au dernier souffle ? À quel moment dira-t-on : « C’est assez, maintenant tu as été suffisamment flagellée, excommuniée » ?

Mais pourquoi... n’a-t-on pas laissé le public, qui vote au gala Artis, décider de lui-même s’il accordait ou non son vote à Maripier Morin ? Vox populi, vox Dei ?

Mais pourquoi... a-t-on remplacé notre système de justice par des procès expéditifs, sans preuve, sans jugement, mais avec une sentence exemplaire ?

Mais pourquoi... impose-t-on une peine aussi disproportionnée à l’ampleur de la faute ?

Mais pourquoi... tue-t-on une mouche avec un bazooka ?

Mais pourquoi... les autres artisans (comédiens, réalisateurs, techniciens, etc.) des différentes productions auxquelles Maripier Morin a participé doivent-ils être pénalisés par le retrait de ces émissions ? Quelle faute ont-ils commise, pour subir des dommages collatéraux d’une histoire qui ne les concerne pas ?

Mais pourquoi... continuer à frapper sur quelqu’un qui est déjà à terre et qui a déjà perdu son travail, sa réputation, son ego, sa dignité ?

Mais pourquoi... l’affaire Morin a-t-elle pris des proportions aussi dévastatrices que l’affaire Jutra, alors que le cinéaste était, lui, accusé de pédophilie ?

Mais pourquoi... ai-je la désagréable impression de voir se dérouler sous mes yeux une purge « à la stalinienne » ? Permettez-moi de citer Wikipédia : « Il s’agit principalement de falsification d’images photographiques d’où sont purement et simplement ‘‘éliminés’’ les personnages tombés en disgrâce.

« Il s’agissait de minimiser le rôle effectif de telle ou telle personnalité, mais également de montrer que les dirigeants n’avaient jamais été en contact avec certains leaders devenus infréquentables ».

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

LA QUESTION QUI TUE

En terminant, dans tout ce dossier de « vague de dénonciations » qui déferle sur le Québec, un mot sur Martine Delvaux, l’auteure du livre Le boys club.

Elle a d’abord écrit sur Facebook : « Qu’on arrête de brandir la présomption d’innocence. Que les dénoncés, plutôt, fassent la preuve qu’ils ne l’ont pas fait ».

Ensuite, elle a dit : « J’ai un rêve... Qu’on renverse la vapeur et que les agresseurs témoignent de ce qu’ils ont fait. Qu’ils parlent. Qu’ils reconnaissent. Qu’ils fassent la preuve d’une introspection ».

Puis, quelques jours plus tard : « À Kevin Parent et à tous les autres : vos excuses ne sont qu’une autre façon de sortir votre queue pour la mettre sur la table ».

Donc, cette femme met la présomption d’innocence à la poubelle.

Et elle encourage les hommes à parler, mais quand l’un d’eux parle... elle lui dit de se fermer la gueule !

Peut-être que pour cette auteure, chroniqueuse, professeure, la seule solution pour les hommes serait de simplement... se la couper.

Les médias bien-pensants continuent de tendre leurs micros à cette auteure et la présentent comme une experte des relations hommes-femmes.

Mais pourquoi ?