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Bien vivre avec des poules!

Louise Arbour
courtoisie

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Avez-vous, comme bien des gens, développé des envies d’autonomie alimentaire pendant la pandémie ? Des œufs frais, au quotidien, ça vous tente ? Et vous avez un peu d’espace dans votre jardin ? L’aventure des poulaillers urbains vous tente peut-être ! Louise Arbour, pionnière en la matière, a réuni toutes ses connaissances et son expertise dans un guide très complet... et très attendu : Des poules dans ma cour. 

L’installation d’un poulailler en milieu urbain est vraiment dans l’air du temps, au moment où beaucoup de Québécois souhaitent privilégier une alimentation locale et respectueuse de l’environnement. De nombreuses municipalités du Québec ont récemment permis cette pratique : Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Gatineau, Saguenay, Victoriaville, Terrebonne et les couvoirs ont été submergés par la demande.

Louise Arbour, une spécialiste très connue dans le milieu des passionnés de poulaillers, partage dans son guide toutes les informations nécessaires pour se lancer dans cette aventure, dans notre climat nordique, en milieu urbain comme en milieu rural. Elle-même vit à Terrebonne et compte cinq poules dans son poulailler urbain.

 « Le phénomène est très populaire dans les autres pays et au Québec, depuis 2016, ça prend son envol. On est 30 ans en retard, mais ça y va, là, ça déboule ! », note-t-elle. Depuis 2016, une soixantaine de municipalités ont légalisé les poulaillers urbains, « ce qui est encore très marginal ».

L’avantage numéro un d’avoir des poules, à son avis, c’est d’avoir ses propres œufs frais, tous les jours. « Le deuxième, c’est la zoothérapie – l’animal de compagnie. C’est tellement l’fun, tellement agréable et tellement facile ! Les gens tombent en amour ! »

Intérêt grandissant

Avec la crise de la COVID-19, elle a observé un boom incroyable. « Les poules pondeuses, chaque année, on en manque, c’est pas nouveau. Les gens doivent les réserver en janvier, février, pour des dates de livraison en avril, mai, juin. Je sais qu’il y a des gens qui songeaient à ça depuis des années. C’est sûr qu’avec l’arrêt de travail, on a du temps de se construire notre poulailler... et des gens ont décidé de mettre leur projet à exécution. »

« Il y a aussi des gens qui se sont réveillés à la dernière minute et qui cherchent des poules... et il y en a un paquet qui n’en trouvent pas », ajoute-t-elle. Elle s’inquiète des gens qui ne se tourneront pas vers les bonnes ressources et feront des choix moins appropriés... mais ajoute que « la gang que j’ai formée depuis quatre ans sait quoi acheter, comment acheter, où acheter, quoi faire. »

Le filet de sécurité est en place, appuie-t-elle. « Je donne des ateliers et des formations depuis des années. Mon site web est complet. Mon livre sort. Ma formation a été mise en ligne : tout le monde peut la faire de la maison, de la Baie-James à l’Alaska. Les gens obtiennent un certificat et certaines municipalités l’exigent – la ville de Mascouche l’exige, par exemple. »

Des poules dans ma cour<br/>
Louise Arbour.<br/>
Éditions ÉcoSociété, 288 pages.
Photo courtoisie
Des poules dans ma cour
Louise Arbour.
Éditions ÉcoSociété, 288 pages.
  • Louise Arbour est reconnue comme l’une des principales ambassadrices du mouvement en faveur des poules urbaines au Québec.
  • Elle a fondé et anime Poules en ville, une entreprise de services-conseils et une école de formation disponible en ligne sur la garde des poules urbaines.
  • Son site web : poulesenville.com