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COVID-19: les enfants sont-ils bel et bien des vecteurs de propagation?

COVID-19: les enfants sont-ils bel et bien des vecteurs de propagation?
Photo AFP

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Alors que l’école reprendra dans quelques semaines à peine, les experts ne savent toujours pas dans quelle mesure les enfants peuvent être des sources de propagation pour leurs proches, comme on l’a souvent suggéré.

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«Il y a encore beaucoup de questions sans réponses. C'est le plus grand défi», a dit la Dre Sonja Rasmussen, qui est professeure de pédiatrie à l'Université de Floride, dans une entrevue accordée à la revue spécialisée Medical Xpress, disponible en ligne.

«Nous devons comprendre l'impact sur les enfants et sur le reste de la communauté, leurs parents et leurs grands-parents», a ajouté la scientifique, qui a déjà été rattachée au CDC, principale agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique.

Des études suggèrent, sans étayer de conclusions fermes à ce stade-ci, que les enfants sont moins susceptibles d’être infectés que les adultes. Et lorsqu’ils tombent malades, ils sont beaucoup moins affectés physiquement, des symptômes bénins s’apparentant à un léger rhume pouvant alors les toucher.

Un rapport émanant de Wuhan, en Chine, où a commencé la pandémie de COVID-19 l’hiver dernier, suggère que seulement 2% des infections ont frappé les enfants. Aux États-Unis, d’autres données ont plutôt évoqué entre 5% et 8%, ce qui demeure relativement faible.

Un hôpital de Wuhan a rapporté avoir traité 171 enfants, dont la plupart ont eu une maladie bénigne, même s’ils étaient atteints de la COVID-19. Un seul est décédé et trois autres ont été conduits aux soins intensifs. En revanche, ce qui inquiète les scientifiques, c’est que 12 jeunes présentaient des signes de pneumonie aux rayons X, sans aucun symptôme.

«Medical Xpress» rapporte, en se basant sur des chiffres de l’Académie américaine de pédiatrie, que 200 000 enfants ont contracté la COVID-19 aux États-Unis, en date du 9 juillet. Le pays est le plus touché du monde par la crise sanitaire. Les experts croient que ce nombre est sous-estimé, car beaucoup d’enfants n’ont pas été testés justement parce qu’ils présentaient des symptômes bénins.

Samedi, selon les données de l’Université Johns Hopkins, 3,65 millions d’Américains ont été déclarés positifs jusqu’ici, dont plus de 139 000 personnes qui ont perdu la vie. La situation au pays de Donald Trump semble incontrôlable, alors qu’on rapportait, samedi, plus de 77 000 cas au cours des 24 dernières heures, soit 3000 infections de plus chaque heure.

Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis (CDC) a indiqué qu’à ce jour, les complications ont causé la mort de 228 enfants et de 17 adolescents.

En avril, une étude du CDC impliquant 2500 enfants et publiée le même mois concluait qu’environ 20% des enfants hospitalisés aux États-Unis sont morts, versus 33% des adultes.

«Nous essayons de comprendre qui sont ces enfants» qui sont morts, a déclaré la Dre Rasmussen.

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