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Prêt à affronter une 2e vague

Un hôpital montréalais s’est transformé pour lutter contre la propagation du virus

Visite des travaux de l'Hôpital Lakeshore pour la 2e vague de la COVID et s'ajuster de la pandémie. Ils rénovent leurs installations vétustes.
Photo Ben Pelosse Ce bâtiment modulaire de deux étages est complètement à pression négative et pourra accueillir 24 civières.

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De nouveaux murs, de la ventilation et du plexiglas sont venus corriger les installations vétustes d’un vieil hôpital de Montréal en seulement quelques semaines pour combattre la COVID-19.

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« Nous serons encore mieux préparés pour une deuxième vague », promet le Dr Bernard Cyr, à la Direction des services professionnels de l’Hôpital général du Lakeshore à Pointe-Claire.

L’infirmière Judy Dagenais sort d’une chambre aux murs en plexiglas, conçue pour offrir l’hémodialyse et freiner la propagation du virus.
Photo Ben Pelosse
L’infirmière Judy Dagenais sort d’une chambre aux murs en plexiglas, conçue pour offrir l’hémodialyse et freiner la propagation du virus.

Bâti dans les années 1960, l’hôpital montréalais n’avait pas été conçu pour une pandémie. Sans surprise, il a donc été aux prises avec une éclosion de COVID-19 dans ses vieilles chambres où s’entassaient quatre patients, même si l’étage en question n’accueillait pas ces malades.

Les nouveaux hôpitaux sont bâtis avec des chambres individuelles pour limiter la propagation des infections. Plusieurs ont aussi des chambres à pression négative, filtrant mieux l’air.

« L’éclosion de COVID-19 sur le 4e étage nous a fait réaliser qu’il fallait faire quelque chose, vite », dit le Dr Rolf Loertscher, chef du département de médecines spécialisées.

Réorganiser les lieux

Les chambres doubles sont devenues simples. Puis des murs ont été construits dans les chambres à quatre patients pour n’en accueillir que deux. Les espaces de travail du personnel ont aussi été agrandis, car jusqu’à 129 employés de l’hôpital ont contracté le coronavirus. 

En deux semaines, des murs ont été construits pour séparer les patients dans les chambres.
Photo Ben Pelosse
En deux semaines, des murs ont été construits pour séparer les patients dans les chambres.

Ces travaux de modernisation étaient « toujours discutés » selon le Dr Cyr, mais la pandémie les a mis en branle.

En deux semaines, ce printemps, le Lakeshore a doublé son nombre de chambres en soins intensifs, passant de 15 à 30. La ventilation a été refaite d’urgence pour ajouter la pression négative aux nouvelles chambres.

Le centre d’hémodialyse compte désormais des murs en plexiglas, créant des espaces séparés pour les patients recevant des traitements trois fois par semaine.

Ici aussi, une éclosion a entraîné ces modifications. Au départ, des toiles en plastique drapaient l’endroit, mais elles n’ont pas su freiner la propagation de la COVID-19. 

Les patients en hémodialyse proviennent souvent de centres d’hébergement pour aînés, dont certains étaient déjà infectés.

Ce n’est qu’avec une ventilation à pression négative et le plexiglas que la transmission a pu être coupée. Aucun autre cas n’est survenu depuis.

Nettoyage

Le département de radiologie peut quant à lui se vanter d’avoir été épargné par le coronavirus, malgré les nombreux examens médicaux de patients infectés.

Ici, absolument tout était désinfecté après chaque malade, jusqu’aux crochets sur le mur, lance la Dre Véronique Rodella.

La désinfection des appareils médicaux se poursuit après chaque patient.
Photo Ben Pelosse
La désinfection des appareils médicaux se poursuit après chaque patient.

Encore aujourd’hui, tout est méticuleusement nettoyé. « Ce qui n’est pas une mauvaise chose », fait remarquer la médecin, qui estime que la pandémie a conscientisé tout le personnel.

Ce nettoyage et les chambres individuelles « auront un impact sur l’ensemble des infections nosocomiales », et pas seulement la COVID-19, ajoute le Dr Cyr.

Nouveau bâtiment temporaire

Un bâtiment modulaire est actuellement en construction pour ajouter 24 civières à la capacité de l’hôpital. La nouvelle construction aura une durée de vie de cinq à sept ans. 

Il s’agit de travaux prioritaires, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, dont les coûts n’ont toujours pas été chiffrés.

« Nous avons fait quelque chose de temporaire, mais idéalement il faudra avoir des travaux un peu plus importants », fait valoir Bernard Cyr. 

N’empêche, si une deuxième vague secoue la métropole, le Lakeshore sera prêt. « Tout est déjà là, déjà installé. S’il y a un besoin, ce sera instantané », dit-il. 

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