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Un plan B qui coûtera cher

Un plan B qui coûtera cher
Martin Chevalier / JdeM

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Après le refus officiel de la santé publique d’un plan de gala à huis clos, le promoteur Camille Estephan ne demeurera pas les bras croisés bien longtemps. Son plan B est déjà en marche.

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 Il va faire boxer ses protégés à l’extérieur du Québec pendant les prochaines semaines. L’homme d’affaires a des propositions pour l’Alberta, la France, et même Abu Dhabi. 

« Je n’ai pas le choix d’aller dans cette direction, a mentionné Estephan. La boxe mondiale est repartie partout. Tout le monde est en cinquième vitesse, alors que nous sommes au neutre. 

« Plusieurs de mes boxeurs ont des classements mondiaux à défendre. Il faut tout faire pour les conserver. »

En Alberta, où les sports de combat sont déconfinés, le promoteur regarde pour présenter un gala à Calgary ou à Edmonton. Il a déjà reçu des offres d’un hôtel dans chacune de ces villes. 

En France, il vise de placer au moins trois boxeurs sur des cartes qui doivent être présentées les 28 et 29 août. Pour Abu Dhabi, les discussions sont encore au stade embryonnaire. 

Et il ne faut pas oublier les États-Unis. Eye of the Tiger Management a cinq boxeurs sous contrat avec Golden Boy Promotions. 

« On sait que Golden Boy organise un gros gala le 12 septembre avec Canelo. Je suis prêt à envoyer mes gars, mais ça va dépendre des offres. »

Des coûts importants

Le plan B d’Estephan vient avec un coût. Il devra dépenser des dizaines de milliers de dollars en billets d’avion afin de faire voyager ses protégés et leurs entraîneurs. 

« Il faudra être intelligent dans notre approche, a-t-il précisé. Au Canada, ça sera assez simple parce qu’on avait une carte avec des duels à saveur canadienne. 

« En France, on est en train de penser à envoyer trois boxeurs et autant d’entraîneurs. Ceux-ci s’entraideraient pour les trois duels. Antonin Décarie analyse la situation à l’heure actuelle. »

Toute cette opération vise également à sauver la plateforme Punching Grace, qui a perdu 50 % de ses abonnés durant la pandémie. 

« Elle a souffert comme la plupart des entreprises, a confirmé Estephan. Si on ne présente pas de gala bientôt, on va garantir sa mort. Pour nous, Punching Grace est très important dans le modèle de notre compagnie. »

Au rythme où vont les choses au Québec, il ne serait pas surprenant que le plan B se poursuive jusqu’à la fin de l’année.