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Le vrai prix est rarement celui qu’on paie

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Avez-vous remarqué que lorsqu’on compare un bleuet avec un bleuet ou un œuf avec un œuf, celui qui a la plus petite empreinte écologique est souvent plus cher ? C’est vrai pour beaucoup de produits.

À l’épicerie cette semaine, les bleuets des États-Unis étaient en promotion, deux casseaux pour 5 $. Juste à côté, un seul petit panier d’ici coûtait 4,29 $. À quantité égale, le bleuet local coûtait 60 % plus cher. C’est pourtant le meilleur choix !

Santé et environnement

En plus de ses bénéfices sur notre économie, le bleuet local contribue à moins d’émission de gaz à effet de serre et autres polluants liés au transport que son semblable américain. La réglementation sur les pesticides étant plus sévère ici, il aura probablement généré moins de pollution chimique. Tout cela est meilleur pour la santé.

Vous pouvez faire le même exercice sur d’autres rayons. Vous remarquerez que les œufs, le lait et plusieurs autres produits biologiques sont nettement plus chers que leur équivalent issu d’une agriculture plus polluante.

Pourquoi ? Parce que le marché ne tient pas compte des coûts environnementaux et sociaux générés. Dans le jargon économique, on parle d’externalités négatives.

La pollution coûte cher

Qui paie pour les changements climatiques, la perte de biodiversité, la pollution chimique, les épidémies, les coûts de santé, etc. ?

Tout le monde. Avec l’argent de nos taxes et de nos impôts, on paie tous pour pallier les problèmes générés par un système économique mondial qui externalise les coûts environnementaux et sociaux.

On sait pourtant que prévenir coûte beaucoup moins cher que guérir. C’est vrai pour la santé humaine autant que celle de la planète.

Par la réglementation et l’écofiscalité, du local à l’international, les gouvernements peuvent agir pour que les prix de ce que l’on achète reflètent leurs vrais coûts environnementaux et sociaux.

Il est temps de changer la logique économique afin d’encourager les choix qui protégeront l’avenir de nos enfants.