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Baromètre des inégalités: les personnes racisées sont plus affectées par la crise sanitaire

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MONTRÉAL – Les personnes racisées au pays vivent une situation économique plus précaire que les autres Canadiens depuis le début de la crise sanitaire et elles sont plus susceptibles que les autres citoyens de contracter la COVID-19. 

C’est ce que conclut l’édition de juillet du Baromètre des inégalités, qui a été mis en place par l’Observatoire québécois des inégalités afin de suivre l’évolution des inégalités au Québec depuis le début de la crise sanitaire.

«Bien que les données soient encore limitées, une comparaison des régions administratives du Québec et des arrondissements de Montréal, selon la proportion de personnes racisées dans la population et le nombre de cas de COVID-19 par 100 000 personnes, montre cette tendance», a indiqué l’Observatoire, qui est basé à l’Université de Montréal.

«Les inégalités ont continué à croître jusqu’en mai, avant de s’améliorer en juin», a-t-on indiqué, faisant référence à la reprise graduelle de l’économie et au déconfinement opéré en parallèle.

«Bien qu’il soit difficile de quantifier l’évolution de la discrimination raciale au Québec au cours de la pandémie, plusieurs données nous permettent de croire que les craintes et la désinformation concernant la COVID-19 pourraient avoir entraîné une augmentation des comportements à caractère discriminatoire, en particulier envers la population asiatique», a indiqué l’Observatoire, qui a obtenu la collaboration d’Oxfam Québec pour cette étude.

La crise de la COVID-19 a provoqué beaucoup de licenciements et la demande d’aide alimentaire a même été 15 fois plus élevée en avril par rapport à février, avant l’arrivée du virus.

Aussi, rappelle-t-on, le taux de chômage s’est établi à 10,7 % en juin au Québec, en recul de 3,0 % par rapport au mois précédent, alors que la Belle Province s’était mise sur pause pour freiner la pandémie. Il était pourtant de 4,5 %, en février, avant la COVID-19.

«Le taux de chômage des femmes a augmenté plus rapidement et de façon plus marquée que celui des hommes pendant la crise. Bien que l’écart se soit réduit en avril, il s’est creusé de nouveau en mai, puis a continué de se creuser en juin», a indiqué l’Observatoire.

Pour ce qui est des personnes qui ont immigré au pays au cours des dernières années, le taux de chômage a crû en juin plus rapidement que pour les autres Canadiens. «Il avait proportionnellement moins augmenté depuis le début de la crise», a pourtant noté l’Observatoire.

Les personnes handicapées peuvent pour leur part souffrir plus facilement d’isolement social et «certaines d’entre elles subissent également une discrimination dans l’accès aux soins, en raison du système de triage en vigueur pendant la pandémie».

Selon l’évolution des données depuis février, on peut constater un pic de détresse émotionnelle et psychologique chez les gens en avril et en mai, puis une embellie marquée depuis juin.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.