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«Aucun retour de la Santé publique»

François Dumontier ne veut blâmer personne, mais...

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, soutient n’avoir eu aucun contact avec la Santé publique du Québec.

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François Dumontier a affirmé avoir présenté un dossier fort complet destiné aux autorités de la santé publique pour permettre à des spectateurs, même si leur nombre était limité, d’assister au Grand Prix du Canada cet automne.

« C’était un plan sanitaire très étoffé rédigé conjointement par notre organisation, les autorités de la F1 et la Fédération internationale de l’automobile », a expliqué le promoteur au Journal. « C’était un document d’une centaine de pages.

“Tout avait été prévu, à partir du moment où les spectateurs se présentaient sur le site à la sortie du métro, a-t-il enchaîné. Des mesures très concrètes avaient été élaborées pour rendre l’environnement sécuritaire. Tout avait été imaginé.

« On a envoyé le tout au ministère du Tourisme du Québec, dont on relève, quelques jours avant la Saint-Jean-Baptiste, a raconté Dumontier. Je sais que, par la suite, le dossier a été remis à la Santé publique et à la CNESST [Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail].

Plus rien par la suite

« Puis, je n’ai eu aucun retour de la santé publique, d’affirmer le promoteur du Grand Prix du Canada.

Je ne veux blâmer personne en particulier, mais je pense que notre plan n’a pas été lu. Personne ne nous a rappelés par la suite.

« Nous n’avons pas eu l’écoute des autorités concernées. On aurait voulu savoir, tout au moins, si notre démarche était valable ou pas. D’autant plus qu’on était ouverts à des suggestions.

« À peine un accusé de réception, mais zéro retour. Je réalise que les promoteurs de boxe vivent la même situation au Québec. On a négocié à la dernière minute, mais les discussions n’ont pas abouti. C’est certain que la santé et la sécurité de nos employés, celle de nos partenaires et bénévoles, ainsi que de tous les amateurs de F1, demeureront une priorité.

Occasion ratée

Dumontier déplore aussi que Montréal rate la chance de racheter un été bousillé.

« On a raté une belle occasion, a-t-il affirmé. En cette période de crise, notre événement aurait pu avoir lieu en respectant les consignes sanitaires. On aurait pu démontrer qu’on était encore en vie. Mais je ne suis pas dans la tête des décideurs.

« Encore cette semaine, a souligné Dumontier, on disait comment le centre-ville de Montréal était vide et ses hôtels pratiquement inoccupés. On vient de passer à côté...

« En octobre, on aurait pu remettre Montréal sur la... map. »

Vivement un vaccin !

Plus tôt cette semaine, les organisateurs des Jeux olympiques d’été de Tokyo, qui devaient s’amorcer vendredi, ont fait savoir que cette célébration planétaire serait présentée à pareille date l’an prochain seulement si un vaccin permet de vaincre la COVID-19.

« Il faut trouver, c’est certain, un vaccin ou une pilule quelconque pour retrouver nos fans en très grand nombre. Mais je suis confiant », a conclu Dumontier.