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Cinq employés d’un club de danseurs atteints de la COVID-19

Cinq employés d’un club de danseurs atteints de la COVID-19
Joël Lemay / Agence QMI

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Après que cinq membres du personnel du Stock Bar dans le Village gai de Montréal aient été déclarés positifs à la COVID-19 cette semaine, le propriétaire de l’établissement, également atteint, juge «extrêmement difficile» de faire respecter les mesures sanitaires dans les bars. 

«Je suis dans le Village depuis longtemps, et ce que je vois quand je marche est que les bars n’ont pas les mesures correctes», exprime le propriétaire, Robert Mowbray. Il croit également «impossible qu’il n’y ait pas d’autres cas de coronavirus dans le Village ou dans d’autres bars».

Le Stock Bar, sur la rue Sainte-Catherine Est, est un club de danseurs où les gens demeurent assis pour regarder différents performeurs nus sur scène.

Avant la décision de fermer son bar pendant deux semaines, tout se passait bien, mais la gestion des clients devenait plus difficile plus les heures passaient, selon M. Mowbray.

«Lorsque les gens commençaient à boire plus, ils étaient tentés de bouger et de danser, d’aller voir les autres. Toute la soirée, c’était une angoisse pour mes employés et moi de faire asseoir tout le monde et de les faire porter le masque tout le temps.»

Cinq employés d’un club de danseurs atteints de la COVID-19
Joël Lemay / Agence QMI

«Les gens veulent faire des choses qui les mettent à risque. Tout le monde a été à la maison si longtemps qu’ils ne peuvent pas se contrôler maintenant qu’ils peuvent aller dehors», pense-t-il.

Ce dernier confirme que les mesures sanitaires étaient respectées dans son établissement qui accueillait moins de 100 personnes, soit trois fois moins qu’avant la pandémie. Le port du masque était obligatoire pour tous les employés, tout comme les danseurs. Tout spectacle «privé» demeurait interdit et aucun contact n’était toléré avec les danseurs.

Lundi, un serveur aurait eu un test positif. M. Mowbray aurait demandé à tous ses employés d’aller se faire tester. Jeudi matin, quatre autres personnes avaient obtenu un diagnostic positif, incluant lui-même, mentionne-t-il. Aucun des danseurs n’aurait contracté le coronavirus, précise-t-il.

«Maintenant, je ne sais pas combien de personnes l’ont. On tente de rejoindre les clients que l’on connaît pour les avertir.»

Entre cinq et six autres employés attendent toujours leurs résultats.

L’établissement a annoncé jeudi par le biais de sa page Facebook qu’il cesserait ses activités pour les 14 prochains jours et qu'il reprendra ses activités lorsque ce sera plus sécuritaire, est-il écrit. M. Mowbray a contacté la santé publique pour les en informer et attend leur appel, dit-il. Il préférait toutefois fermer le Stock Bar par mesures préventives.

Cinq employés d’un club de danseurs atteints de la COVID-19
Joël Lemay / Agence QMI

Questionné quant à l’utilité d’un registre des clients de son établissement, M. Mowbray mentionne que certains d’entre eux ne sont pas intéressés d’y inscrire leurs noms.

Le président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, Renaud Poulin, ne cache pas la complexité de faire respecter les règles toute une soirée.

«C’est sûr que c’est difficile. Il ne faut pas se le cacher, et ça n’a rien à voir avec l’alcool. Il y a des individus qui n’acceptent pas ça. C’est notre obligation, mentionne-t-il. Il faut vraiment qu’on surveille un peu plus», stipule-t-il.

Ce dernier demeure convaincu que tout se passe bien dans l’ensemble des bars à l’échelle provinciale et souhaite que ceux-ci restent ouverts.

Rappelons que, lundi, la santé publique avait souligné quatre établissements de la région de Montréal – autres que le Stock Bar – où il y a eu des éclosions de COVID-19 depuis la réouverture des bars le 25 juin. La réouverture était notamment accompagnée de l'obligation d'arrêter la vente d'alcool à minuit.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.