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Grève des débardeurs: le Port de Montréal encore paralysé par la grève?

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Le Port de Montréal pourrait être paralysé une fois de plus à partir de lundi en raison d’une nouvelle grève des débardeurs, cette fois pour une durée de quatre jours.  

Selon une note interne obtenue par Le Journal, le syndicat des 1125 débardeurs a fait parvenir vendredi un préavis de grève de 72 heures à l’Association des employeurs maritimes (AEM).

Les moyens de pression comportent la cessation « complète » du travail sur tout le territoire du Port, y compris le terminal Contrecœur, du lundi 27 juillet à 7 h au vendredi 31 juillet à 6 h 59, précise la note. 

Ce débrayage de quatre jours s’accompagne d’un ordre de suspension de la participation des syndiqués aux affichages de l’employeur, de même qu’à toute activité de formation.

Il fait suite à un autre arrêt de travail, de 40 heures celui-là, annoncé le 30 juin dernier.

En conflit depuis 2018

Les travailleurs de la section locale SCFP 375, dont le rôle est de charger et de décharger les navires, ont voté en faveur de la grève en décembre 2018, à hauteur de 99,5 %.

Le torchon brûle depuis entre les débardeurs, le Port de Montréal et l’AEM. 

L’employeur a notamment tenté de faire déclarer leur travail comme étant un service essentiel pour éviter toute grève. Mais après pas moins de 32 jours d’audiences devant le Conseil canadien des relations industrielles, le tribunal a rejeté sur toute la ligne les arguments de la partie patronale, au début du mois de juin.

Les négociations ont repris peu de temps après.

Surprise et déception

Vendredi, l’Association des employeurs maritimes s’est dite « surprise et extrêmement déçue de la décision du syndicat des débardeurs d’avoir recours à des moyens de pression tels que la grève ».

Les discussions « allaient bon train », selon l’AEM, qui affirme maintenant « croire à la négociation et souhaite en arriver à une entente mutuellement profitable ».