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Baisser la garde

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À quoi servent les vacances si ce n’est à relaxer ? Voilà bien le nœud gordien de la période actuelle.

Qui dit vacances dit déplacements, rencontres, visites et rapprochements. Or, toutes ces variables sont incompatibles avec la maîtrise de la propagation du virus.

La bulle, cette incomprise

Le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés est certainement une mesure préventive efficace et on ne peut que se réjouir de son imposition. 

C’est malheureux, mais bon nombre de Québécois avaient besoin d’un décret gouvernemental pour l’appliquer.

Toutefois, la meilleure protection contre le virus, c’est la distanciation physique. Garder deux mètres entre chacun, se laver les mains, toute la solution est là. 

Pour diminuer le sentiment d’aliénation grandissant, on a introduit le concept des bulles (petits groupes) de 10 personnes. 

Mais celui-ci a été soit mal expliqué, soit mal compris.

Pour fonctionner, la fameuse bulle devrait toujours comprendre les mêmes 10 individus. Il ne s’agit pas de voir neuf personnes lundi, neuf autres mardi et neuf autres mercredi. Cette fausse bulle ne diminue pas le risque, elle ne fait que l’étaler dans le temps.

Reproduire ses erreurs

On le sait, la semaine de relâche et les déplacements qu’elle entraîne ont été des facteurs déterminants dans la hausse du nombre de cas de COVID-19 au Québec.

Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que les vacances de la construction comportent exactement les mêmes caractéristiques, à deux exceptions près. D’une part, les voyages internationaux ne sont pas permis pour le moment et d’autre part, le congé est deux fois plus long que le précédent.

Bref, on a deux fois plus de temps pour se passer le virus entre nous et on ne pourra pas blâmer les étrangers si le nombre de cas continue d’augmenter.

Les Québécois avaient cruellement besoin de repos. Espérons que ces deux semaines ne marqueront pas le début d’une nouvelle catastrophe.