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Pour le meilleur et pour le pire

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Photo d’archives Le domicile des Oilers d’Edmonton, la Place Rogers, est l’un des deux amphithéâtres où seront tenues les séries éliminatoires de la LNH.

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Pour le meilleur et pour le pire, la Ligue nationale de hockey reprendra ses activités la semaine prochaine, après une pause forcée de quatre mois et demi. Cette interruption aura été aussi longue que la période de répit entre la fin du calendrier régulier et le début des camps d’entraînement.

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Les opinions quant à la présentation d’un tournoi pour l’obtention de la Coupe Stanley en plein cœur de l’été sont partagées. Les mordus de hockey n’en peuvent plus d’attendre. Ils comptent les dodos.

Les autres pensent que la Ligue nationale aurait dû mettre fin à la saison et attendre que la compétition puisse reprendre dans des conditions normales.

Pourront-ils éviter la COVID ?

La question qu’un peu tout le monde se pose, à ce stade-ci, est de savoir si la COVID-19 ne viendra pas saboter l’événement. 

Dans la MLS, le FC Dallas et le Nashville SC ont été contraints de se retirer du tournoi en raison du grand nombre de cas qui avaient décimé leurs rangs.

Or, la ligue a pris un pari osé en choisissant Orlando comme ville bulle. Les équipes s’y sont rassemblées au moment où la pandémie frappait la Floride de plein fouet.

La LNH s’est montrée plus prudente en portant son choix sur deux villes canadiennes, soit Edmonton, qui n’a pas été sérieusement touchée, et Toronto, où on a signalé moins de cas qu’à Montréal. Ça ne veut toutefois pas dire que le virus ne pourrait pas sévir à un moment donné. 

Du côté de la LNH, on préfère ne pas y penser. On insiste pour dire que tout a été pensé pour prévenir une propagation du virus.

Comment réagiront les joueurs ?

Donc, à moins d’un contretemps, 24 équipes, dont le Canadien, se lanceront à la poursuite de la Coupe Stanley à compter de samedi prochain. Les joueurs vont évoluer dans un environnement tout ce qu’il y a de plus bizarre.

Alors que les séries éliminatoires sont le point culminant de la saison, les gradins seront déserts. Seuls les Maple Leafs de Toronto et les Oilers d’Edmonton seront animés du sentiment de jouer à domicile, mais encore là, leurs partisans ne pourront être sur place pour les encourager.

Les 22 autres équipes en présence vont peut-être avoir l’impression de jouer en plein désert.

C’est vrai que les joueurs sont des professionnels et qu’ils ont la responsabilité de fournir le maximum en toutes circonstances. Mais ils vont ressentir un grand vide. 

Ils ne vivront pas l’ambiance survoltée qui règne dans les séries. Ils ne bénéficieront pas de l’appui de leurs partisans, un facteur primordial dans les éliminatoires.

Battre les penguins? Bonne chance...

Ironie du sort, les fans du Canadien, qui ont été privés de matchs des séries trois fois au cours des quatre dernières années au Centre Bell, n’auront pas encore cette chance cette année. Car même si on qualifie l’affrontement qui opposera le Tricolore aux Penguins de Pittsburgh de ronde qualificative, ce sera ni plus, ni moins, que l’équivalent d’une série éliminatoire.

Le Canadien a-t-il des chances de vaincre les Penguins ?

Il ne faut jamais dire jamais, mais c’est peu probable que le Tricolore parvienne à réussir ce qui serait un tour de force. Il n’a pas le talent et la profondeur de ses adversaires.

Les Penguins misent sur un dénommé Sidney Crosby, pour qui les séries, c’est toujours du sérieux. Il a eu tout le temps de se remettre des blessures qui l’ont tenu à l’écart pendant 28 matchs en saison régulière.

Evgeni Malkin et Jake Guentzel, qui sont passés par là, devraient avoir retrouvé la forme aussi.

Si le Canadien perd, il restera à espérer qu’il sorte gagnant à la loterie Lafrenière.

Quant à savoir qui remportera la Coupe Stanley, les équipes candidates sont nombreuses.

Laquelle va revenir chez elle avec la coupe ?

Je choisis le Lightning de Tampa Bay. Mais attention aux Bruins, aux Capitals, aux Blues et à l’Avalanche.

Je me donne une chance de bien paraître !