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Dao à fond de train

Le golfeur âgé de 16 ans à la défense de son titre du Québec

Malik Dao
Photo courtoisie, Duc Dao À 16 ans, Malik Dao compte parmi les plus beaux espoirs du Québec au golf.

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La pandémie de coronavirus n’a pas mis K.-O. le talentueux jeune golfeur québécois Malik Dao. Elle l’a plutôt renforcé. À 16 ans, rien ne l’arrête. Il a déjà fait sa marque parmi les professionnels québécois et il défend dès lundi son titre provincial.

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Il a amorcé son calendrier estival de 10 tournois avec une 23e position au Championnat de Bromont, la semaine dernière, sur le Circuit Professionnel de la Côte Est, à titre d’amateur. Une façon de se dégourdir en prévision du championnat provincial junior en formule partie par trou. 

Et par malheur pour ses principaux rivaux, ce tournoi se déroulera jusqu’à mercredi sur le parcours des Cascades au Club de golf Summerlea, à Vaudreuil-Dorion. Son parcours, celui sur lequel il joue tous les jours depuis le début de la saison et qu’il prend un malin plaisir à dépecer en petits morceaux. Il y a d’ailleurs enregistré des rondes de 64 (-8) et de 61 (-11).

Malgré tout, il ne veut pas tomber dans l’excès de confiance. Il sait que ses rivaux jouent bien également et qu’il n’est pas invincible. L’an dernier, il avait défait Alexis Clément à Knowlton. 

Beaucoup de temps

Durant les trois mois où il est resté à la maison en raison des restrictions de la pandémie, Dao ne s’est pas tourné les pouces. C’est mal le connaître. Il a plutôt profité du moment pour parfaire son élan et peaufiner son jeu court. C’est là où il peut retrancher plusieurs précieux coups à sa carte.

« Il fallait que je puisse prendre une avance sur les autres. Avec mon père, on a établi un plan pour ne pas se perdre et pour aussi s’occuper. On a acheté un filet et on a pratiqué sur le terrain de l’école près de la maison », a raconté le jeune homme en entrevue téléphonique avec Le Journal

Des coups de 60 verges, il en a fait des milliers. Durant des heures, lui et sa sœur Céleste ont repoussé leurs limites en fixant de petits enjeux sur le terrain vert de leur ancienne école primaire, à quelques pas de la maison familiale de L’Île-Perrot. Ils visaient des cibles, des cônes et des cercles placés à différentes distances.

« À la fin, il était temps que les terrains de golf ouvrent, a-t-il lancé à la blague. Mais depuis le 20 mai, j’ai vraiment vu une nette amélioration dans mon jeu. » 

Fidèle complice dans son développement, son paternel, Duc, a aussi noté le renforcement de son arsenal. 

« Dès l’ouverture, j’ai vu son éclosion. Il a enregistré de bons pointages très tôt dans la saison. Les exercices ont porté leurs fruits », a-t-il affirmé.

Du temps en famille

Dans les semaines de confinement en mars, avril et mai, les Dao en ont aussi profité pour se retrouver. Depuis quelques années, rares étaient les moments où la famille était réunie. Céleste et Malik se promenaient partout en province, au pays, aux États-Unis et même à l’international. 

Malik est rentré du centre d’entraînement national situé à Bear Mountain, près de Victoria, dès le début de la pandémie. Céleste est quant à elle revenue de l’Université de la Géorgie après la semaine de relâche. 

« La crise sanitaire a ralenti notre rythme des dernières années. Sans déplacements et voyages pour accompagner nos enfants, on a pu se regrouper à la maison. C’était positif », a souligné le père de famille. 

S’il décroche une invitation spéciale à la série Canada Life du circuit canadien Mackenzie, Malik s’envolera vers Bear Mountain au début d’août. Il participerait à deux tournois. Sinon, il poursuivra la compétition dans les tournois provinciaux.

Déjà, il suscite l’attention des éclaireurs des universités américaines.