/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Des préposés troublés après des mois de pandémie

Coup d'oeil sur cet article

Heures supplémentaires obligatoires, manque de personnel et parfois d'équipement : la COVID-19 n'a pas épargné les travailleurs de la santé au Québec. 

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie de coronavirus

Un récent sondage de l'Institut national de la santé publique montre que les travailleurs de la santé se considèrent plus à risque de contracter la COVID, que leur niveau de détresse psychologique est plus élevé et qu’ils consomment plus d'alcool que les citoyens ordinaires depuis le début de la pandémie. 

Des travailleurs rencontrés par TVA Nouvelles, dimanche, sont partagés quant au résultat de ce sondage.

«Pour moi, personnellement, non. Pour certains étages, oui. Ça dépend vraiment ou tu es situé, en fait», explique une travailleuse. 

«C'est plus difficile depuis le début de la COVID, c'est vrai. Mais ça se passe bien», lance un autre homme.

«C'est sûr que c'est beaucoup plus de gestion, beaucoup plus de paperasse. C'est vraiment plus complexe, juste rentrer travailler. Mais ça se gère bien quand même», croit pour sa part un jeune travailleur.

Selon le Syndicat des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale, plusieurs employés ont été traumatisés par la première vague de COVID et craignent désormais une deuxième vague à l'automne.

«Les gens sont démoralisés, les gens sont fatigués», s’exclame Richard Boissinot, porte-parole du syndicat.

Les travailleurs déplorent que plusieurs des programmes annoncés par le gouvernement soient insuffisants ou temporaires.

«Présentement, tout ce qu'on offre, c'est toutes des choses qui sont éphémères. Donc, même les nouvelles personnes qui vont rentrer cet automne, ils vont être désillusionnés, là! Parce que lorsque la crise sanitaire va être terminée, des primes vont tomber. C'est éphémère, des primes. Ça prend du vrai salaire. Et des bonnes conditions, bien entendu, mais ça prend du vrai salaire», renchérit M. Boissinot.

La direction du CIUSSS dit comprendre les sacrifices de ses employés et assure que les mesures seront mises en place afin d'atténuer les effets d'une potentielle deuxième vague.

On ignore toujours si le Québec connaîtra cette fameuse deuxième vague de COVID-19. 

En attendant, les experts de la santé publique pensent que le meilleur moyen de la prévenir est de respecter les consignes de distanciation sociale et de porter un masque.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.