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L'immobilier en temps de COVID-19: un marché «pas le fun» pour les acheteurs

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Le marché immobilier québécois ne fait pas de faveurs aux acheteurs potentiels, qui doivent composer avec un inventaire de résidences en vente limité, ce qui continue de pousser les prix à la hausse malgré la pandémie de COVID-19.

«On est vraiment dans un marché de vendeurs, confirme le courtier immobilier de la firme Engel & Völkers Montréal, Christopher Kalek. Il y a tellement d’acheteurs qui sont prêts à explorer et à acheter une propriété.»

Et la crise sanitaire n’a pas modifié la tendance, bien au contraire.

«On voyait déjà ça avant. La pandémie a fait comme une pause, mais le défi du manque d’inventaire est demeuré. Il y a même encore plus d’acheteurs après la COVID», souligne M. Kalek.

Une récente étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage confirme d’ailleurs les observations du courtier immobilier: le mois d’interruption de l’activité immobilière «a suffi à provoquer une demande refoulée encore plus importante qu’anticipé», peut-on y lire.

Cette situation a contribué à faire croître les prix dans tous les segments dans le grand Montréal au deuxième trimestre 2020, qui s’est déroulé du 1er avril au 30 juin.

Le prix de l’agrégat dans la région métropolitaine a ainsi progressé de 7,7%, d’une année à l’autre.

«Du côté des acheteurs, ce n’est pas tant le fun ces temps-ci, convient M. Kalek. On trouve une propriété qu’on adore et il y a deux ou trois offres qui arrivent, c’est stressant, ça bouge très vite.»

N’empêche, le moment est toujours bien choisi pour acheter, selon lui, puisque la valeur des propriétés continue d’augmenter au Québec.

«On n’a pas vu de survalorisation comme à Toronto ou à Vancouver, dit-il. La valeur [des propriétés] au Québec continue à monter tranquillement. Même si on paie le plein prix aujourd’hui, la valeur future va continuer à augmenter, alors c’est toujours un bon investissement.»

L’incertitude économique qui entoure la COVID-19 et la possibilité d’une crise financière éventuelle ne devraient pas y changer grand-chose, selon le courtier, toujours en raison de l’inventaire extrêmement bas de résidences à vendre.

«L’offre est tellement basse que ça va tirer les prix vers le haut. On a vu des prédictions alarmistes avant la pandémie et ça ne s’est pas vraiment matérialisé. En attendant, on risque de perdre des opportunités d’acheter de belles propriétés», estime-t-il.

Son conseil pour les acheteurs? «Être patient, mais bouger vite.»

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