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Mort suspecte d’une femme à Drummondville: elle meurt après avoir requis l’aide de la police

La mère craignait le comportement de son fils adulte

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DRUMMONDVILLE | Une mère de famille qui avait demandé dimanche aux policiers de forcer son fils à subir une évaluation psychiatrique a été retrouvée inanimée le lendemain dans sa résidence du Centre-du-Québec.

Photo Vingt55, Eric Beaupré

C’est donc le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) qui fera la lumière sur la mort suspecte de Suzanne Desjardins, qui a été retrouvée grièvement blessée lundi matin à son domicile de la rue Pinard, à Drummondville.  

  • Michel Girard était à l’émission de Pierre Nantel sur QUB radio:

Le décès de la dame de 57 ans a par la suite été constaté à l’hôpital Sainte-Croix.

Selon le BEI, Mme Desjardins habitait avec son fils adulte depuis quelques semaines.

Les policiers ont trouvé Suzanne Desjardins inanimée à son domicile.
Photo Vingt55, Eric Beaupré
Les policiers ont trouvé Suzanne Desjardins inanimée à son domicile.

 Évaluation psychiatrique

Et la mère de famille craignait le comportement de celui-ci, si bien qu’elle s’était adressée aux policiers de la Sûreté du Québec (SQ) dimanche pour qu’ils le forcent à subir une évaluation psychiatrique.

« Les policiers ne pouvant assister la dame dans sa demande dans l’immédiat, celle-ci serait alors repartie à son travail », peut-on lire dans un communiqué du BEI.

Or, le lendemain, c’est une amie qui a alerté la SQ parce qu’elle était sans nouvelles de Mme Desjardins. Les policiers se sont alors rendus chez la victime vers 9 h 30, où ils ont fait la macabre découverte.

Un homme dans la trentaine, qui se trouvait sur les lieux du drame, a été rencontré par les enquêteurs.

Eric Beaupré / Vingt55 /Agence QMI

 Feu dans la cheminée

Dimanche soir vers 18 h, un couple du voisinage s’était rendu au domicile de Mme Desjardins, trouvant suspect de voir un nuage de fumée noire s’échapper de la cheminée de la maison durant une chaude soirée de juillet.

La voisine, Linda Sergerie, a cogné à la porte de la résidence de ses nouveaux voisins de la rue Pinard.

« Un homme barbu, habillé en militaire, a entrouvert la porte. Il avait l’air bizarre », a rapporté son conjoint, Jean Goulet.

L’individu d’environ 30 ans semblait vouloir clore rapidement la discussion et parlait en anglais, en répétant « have a nice day [passez une belle journée] ».

Par la suite, le feu dans la cheminée a cessé, et le couple a finalement décidé de ne pas appeler la police ou les pompiers.

« Ma conjointe est traumatisée de ça. Elle dit qu’elle aurait dû suivre sa première idée. Elle aurait peut-être évité un meurtre », a ajouté M. Goulet.


Pour l’instant, aucune accusation n’a été déposée dans ce qui a toutes les apparences d’un drame familial.