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Hémodialyse: une quinzaine de patients de Sept-Îles transférés à Québec

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Une quinzaine de patients de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, souffrant d’insuffisance rénale ont été transférés au cours de la fin de semaine au Centre hospitalier universitaire de Québec.

Les traitements d’hémodialyse qu’ils devaient subir ne pouvaient pas être offerts de manière sécuritaire à la suite d’un bris majeur survenu vendredi dernier sur le réseau d’aqueduc de la Ville de Sept-Îles.

Trente personnes, incluant les patients, leur accompagnateur et du personnel infirmier, ont été transférées à bord d’un avion nolisé, samedi et dimanche.

Les appareils médicaux servant à filtrer le sang doivent être alimentés de façon continue par une eau de qualité.

«Tous les systèmes de filtration et préfiltration de nos machines qui normalement viendraient pallier certains microbes, bactéries et micro-organismes qui pourraient être dans l’eau lors d’avis d’ébullition bouchaient trop rapidement. Nos équipements seraient tombés en alerte par manque de débit d’eau», explique le coordonnateur des mesures d’urgence au CISSS de la Côte-Nord, Hugo Lemieux.

Autre conséquence du bris d’aqueduc: la stérilisation de matériel médical a dû être transférée temporairement à Baie-Comeau, et les horaires de certaines opérations ont dû être modifiés.

Une situation semblable s’était produite il y a quelques années. Devant le risque, le CISSS procédera à l’installation d’un système de filtration supplémentaire au centre de santé de Sept-Îles au cours des prochains jours.

Entre-temps, l’alimentation en eau potable à la Ville de Sept-Îles revient lentement à la normale. La section de l’aqueduc responsable du bris a pu être isolée samedi après-midi.

«On a arrêté l’apport d’eau brute dans le système d’aqueduc depuis samedi soir à 20h», explique le directeur général de la Ville de Sept-Îles, Patrick Gwilliam. «On a levé l’avis de réduction de consommation dimanche matin. On demande aux citoyens, par leur utilisation normale, de nous aider à drainer le système de cette eau brute.»

L’avis d’ébullition émis par la Ville vendredi matin était toujours en vigueur lundi après-midi.