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La prison pour un répartiteur du 911

Le père de famille a commis une agression sexuelle sur une policière alors qu’elle dormait, lors d’un party

Frédéric Guénette-Mégélas
Photo d’archives Frédéric Guénette-Mégélas devra vivre avec un casier judiciaire, a tranché le juge.

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Un répartiteur du 911 ne pourra pas réintégrer son emploi comme il l’espérait, car il a été condamné à purger 90 jours de prison pour une agression sexuelle commise à l’égard d’une policière de la couronne nord de Montréal.

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« L’accusé travaillait dans un milieu policier où le respect de la loi est primordial et où la conduite individuelle doit le refléter, a estimé le juge Paul Chevalier en condamnant Frédéric Guénette-Mégélas à 90 jours de détention. Il a agi en pleine possession de ses facultés, pour assouvir ses pulsions sexuelles, sans se soucier le moindrement du tort qu’il pouvait causer à sa victime. »

Le père de famille de 38 ans a été déclaré coupable d’avoir commis une agression sexuelle il y a environ un an, mais celui-ci a porté en appel le verdict.

Il espérait obtenir une absolution conditionnelle en guise de sentence, parce qu’il est impossible d’être répartiteur au 911 avec un casier judiciaire.

Or, le magistrat a souligné que le crime commis était trop sérieux et qu’une telle option serait contraire à l’intérêt public.

« Une personne raisonnable et bien renseignée comprendrait difficilement que soit octroyée une absolution à une personne à la culpabilité morale élevée, ayant commis un crime grave et n’ayant pas fait preuve d’un quelconque signe de réhabilitation », a soutenu lundi le juge Chevalier, au palais de justice de Saint-Jérôme.

En juillet 2017, la victime s’est rendue à un party-piscine avec des collègues policiers, auquel Guénette-Mégélas participait également.

Fatiguée et un peu éméchée par l’alcool, la jeune femme, qu’on ne peut identifier en raison d’un interdit de publication, est allée se reposer dans le sous-sol durant la soirée.

Guénette-Mégélas faisait des avances à la victime depuis au moins un an, même s’il a une conjointe, aussi policière.

Il la complimentait souvent par textos et l’avait même invitée à passer la nuit chez lui, une proposition qui a été déclinée.

Lors du party bien arrosé, le répartiteur a profité du sommeil de la victime pour glisser sa main dans le bas de son maillot de bain, tout en tentant de l’embrasser.

Elle s’est réveillée, avec horreur, et l’a repoussé.

Intrusion totale

« Le plus dévastateur, c’est de m’être fait pénétrer [avec les doigts]. Se faire réveiller de même, sans le voir arriver, sans contexte, sans voir physiquement de repères pour essayer de se ressaisir. Une pénétration, c’est l’intrusion la plus totale qu’on puisse imaginer », a témoigné la victime devant le tribunal, le mois dernier.

Aux prises avec d’importantes séquelles psychologiques, elle n’a pas encore repris son travail de patrouilleuse.

Au procès, l’accusé a nié en bloc ces gestes, mais le juge Chevalier ne l’a pas cru.

– Avec la collaboration de Claudia Berthiaume

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