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Le Costa Rica met au point un dispositif de désinfection des masques jetables

Le Costa Rica met au point un dispositif de désinfection des masques jetables
AFP

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SAN JOSÉ | Le Costa Rica a mis au point et teste pour homologation un dispositif inédit de désinfection de masques jetables pour faire face à une pénurie de matériel de protection contre le coronavirus. 

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Le prototype, mis au point par les scientifiques de l’institut universitaire technologique du Costa Rica (TEC) et l’entreprise privée Plasma Innova, est destiné à désinfecter les masques jetables N95, qui procurent la meilleure protection contre le virus.

Il combine l’action de rayons ultraviolets et la technologie de traitement au plasma, habituellement utilisée pour nettoyer des dispositifs microélectroniques.

Les objets à désinfecter (masques, mais également tout objet potentiellement contaminé) sont placés dans une sorte de micro-ondes où ils sont soumis au traitement.

«Autant que nous sachions, le Costa Rica est le seul pays au monde qui utiliserait cette technologie pour désinfecter des masques N95», relève l’ingénieur et professeur du TEC José Asenjo.

Le dispositif a déjà passé les phases de tests nationaux et doit à présent être mis à l’épreuve par un laboratoire international homologué par l’Organisation mondiale de la Santé, explique M. Asenjo.

Sans attendre l’homologation internationale, un dentiste de San José, Oscar Vargas, utilise déjà le dispositif: pour lui, l’appareil lui permet de garantir à ses patients «une meilleure garantie de stérilisation et de contrôle des agents infectieux en cette période de pandémie».

La recherche répond à une demande de la Caisse de sécurité sociale du Costa Rica, qui veut pouvoir faire face à la pénurie de masques.

«Les ressources se tarissent. Nous sommes un petit pays et les achats que nous réussissons à faire sont insignifiants en comparaison avec le reste du monde. Ce que nous avons de mieux à faire pour assurer notre approvisionnement, c’est de désinfecter les masques que nous avons déjà pour les réutiliser», explique la coordinatrice du projet, Marta Vilchez.

L’irradiation par ultraviolet est une technique déjà éprouvée et reconnue. La nouveauté est de la combiner au traitement au plasma, qui génère des molécules, notamment d’ozone.

«L’ozone est une molécule instable et réagit très bien avec les graisses, qui constituent l’enveloppe des virus et des bactéries. Cela veut dire que l’ozone en contact avec la COVID-19 casse son enveloppe et la tue», explique Marta Vilchez.