/entertainment/tv
Navigation

«Rue King»: Stéphane Crête, as improvisateur

«Rue King»: Stéphane Crête, as improvisateur
PHOTO COURTOISIE/Club illico et Productions Groupe Entourage

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Les vedettes de «Rue King», la nouvelle comédie de Club illico, se donnent la réplique en improvisant au fur et à mesure, comme des joueurs de ping-pong se renvoient la petite balle blanche d’un frivole coup de raquette : avec aisance et spontanéité. 

Mais le défi n’est pas aussi simple qu’il en a l’air, assure Stéphane Crête, l’un des comédiens de la série.

«Venez faire un tour avec nous autres, dans le décor!» défie l’acteur d’un ton rieur, lorsqu’on lui fait remarquer à quel point il semble facile pour lui-même et ses partenaires Pier-Luc Funk, Sophie Cadieux, Marie-Ève Morency, Mehdi Bousaidan et Sylvie Moreau, auxquels s’ajoutent des personnalités invitées telles Marie-Soleil Dion et Julien Lacroix, de lancer leurs lignes à brûle-pourpoint, sans répétitions au préalable.

«D’une certaine manière, on a réussi notre mission, si les gens pensent ça, ajoute Stéphane, plus sérieusement. C’est un peu ça le but, quand on improvise ; que tout ait l’air écrit d’avance, alors que ce n’est pas le cas. C’est comme un beau mélange de vertige, de panique, d’angoisse et de saut dans le vide!»

«Rue King»: Stéphane Crête, as improvisateur
PHOTO COURTOISIE/Club illico et Productions Groupe Entourage

Corde raide

Adaptation du format allemand «Schiller Street», «Rue King» redonne ses lettres de noblesse à l’art de l’improvisation. Cette «sitcom» enregistrée devant public met en scène trois personnages principaux (incarnés par Funk, Cadieux et Morency), des colocataires vivant dans un appartement de Sherbrooke.

Les protagonistes se développent et évoluent sous nos yeux, au gré des indications parfois faciles, souvent ardues, du maître de jeu, l’impitoyable Stéphane Bellavance. Ce dernier souffle des directives dans l’oreillette des comédiens et ceux-ci s’exécutent, posant le geste ou simulant l’émotion demandée, ce qui confère du piquant aux saynètes. Bellavance peut ainsi donner un coup de pouce à ses «protégés»... ou devenir leur pire cauchemar. L’histoire de «Rue King» avance d’un épisode à l’autre, mais au prix de bien des folies et détours dictés par le maître de jeu!

«Un des heureux problèmes qu’on a rencontrés après avoir tourné le pilote de "Rue King", c’est que les gens nous trouvaient vraiment bons et n’avaient pas l’impression qu’on improvisait. Ça n’avait pas l’air difficile. Alors, après le pilote, la production nous a rajouté des contraintes. C’est pourquoi on voit davantage le maître de jeu nous donner des explications et nous demander des choses, pour qu’on comprenne qu’on est vraiment sur la corde raide!» détaille Stéphane Crête, qui personnifie le propriétaire du loft du trio principal, un homme un brin candide et facile à emberlificoter.

L’importance de l’écoute

L’une des plus grandes qualités d’un bon improvisateur, selon Stéphane Crête? L’écoute.

«Bien écouter ce qui se passe, ce que l’autre dit, comment il bouge... Si nos partenaires de jeu sont trop dans leur ego, ne sont pas intéressés par les autres, c’est vraiment plus difficile. Dans "Rue King", on est une super équipe, on a beaucoup d’écoute ; on peut donc se faire des petites "passes", se jouer des tours, même, parce qu’on sait que l’autre a ce qu’il faut pour les prendre. Il y avait beaucoup d’amour entre nous ; on se tenait les coudes serrés», affirme le Brad Spitfire de «Dans une galaxie près de chez vous».

  • «Rue King» est disponible sur Club illico.
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.