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La COVID-19 remporte la première manche

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Photo AFP Corey Dickerson, des Marlins, frappant un circuit en solo en sixième manche contre les Phillies dimanche.

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Le baseball majeur a instauré plusieurs mesures sanitaires afin d’éviter l’éclosion de la COVID-19 au sein des équipes. Les Marlins de la Floride ont été frappés de plein fouet avec au moins 17 cas. Plusieurs membres de l’équipe ont été déclarés positifs dimanche soir, forçant ainsi la direction à mettre l’équipe en quarantaine à Philadelphie.

Les Marlins devaient être de retour à Miami pour disputer l’ouverture de leur saison locale contre les Orioles de Baltimore aujourd’hui et demain. 

Après les recommandations des médecins, le bureau du commissaire Manfred a pris la bonne décision, hier, d’annuler tous les matchs des Marlins d’ici à dimanche.

De retour à Miami ? 

La Floride est un des secteurs les plus frappés par la pandémie aux États-Unis.

Le baseball majeur tente de dénicher l’endroit où les joueurs des Marlins ont été contaminés par le virus. Est-ce à Miami avant leur départ pour Philadelphie ou bien une fois arrivés dans la ville de « l’amour fraternel » ?

Souhaitons que les Marlins puissent disputer leurs matchs à domicile au terme de cette pause de sept jours. Cependant, il y a une solution à 90 minutes au nord de Miami. Le site du camp d’entraînement des Marlins à Jupiter répond aux normes du baseball majeur.  

Devant cette situation critique de contagion dans le sud des États-Unis, le gouverneur de l’État de New York Mario Cuomo croit que le baseball majeur devrait se tourner vers New York qui dispose de deux stades pour accueillir les équipes du baseball. Situation assez compliquée puisque ça signifie 15 matchs chaque jour répartis entre le Citi Field et le Yankee Stadium. Un scénario qui obligerait les équipes à jouer chaque deux jours. 

Bon début des Jays !

Les Blue Jays connaissaient un excellent camp d’entraînement avant que les activités soient interrompues en mars.

C’est très encourageant de voir les jeunes joueurs bourrés de talent à l’œuvre. Le noyau de ce jeune groupe gravite autour des Biggio, Bichette et Guerrero Jr, qui doit se familiariser avec les rudiments de joueur de premier but. Le talent abonde également chez les jeunes lanceurs dont les balles rapides atteignent plus que souvent au-delà de 92 milles à l’heure.

Les points positifs sont nombreux à Toronto. Suffit d’observer le début fort prometteur des lanceurs recrues Thomas Hatch et Anthony Kay ainsi que le spectaculaire joueur d’arrêt-court Santiago Espinal, qui ont été obtenus par le biais de transactions. 

La blessure au coude subie par l’as releveur Ken Giles complique la situation de fin de match. Une occasion pour Anthony Bass et Rafael Dolis de montrer leur savoir-faire.

Il y a un jeune Canadien qui peut se faufiler comme releveur numéro un, soit Jordan Romano, qui laisse partir des rapides à 95 milles à l’heure. 

Gagner ou développer 

Cette courte saison change complètement l’allure de la course aux séries d’après-saison.

Cette année, il y a plus d’équipes qui participeront aux séries. Les 30 premiers matchs de la saison ne sont pas des duels préparatoires.

Les Jays ont une chance de se classer dans les séries en jouant du baseball agressif, inspiré et intense.

Déjà, dans leur division, il y a deux équipes, les Red Sox et les Orioles, ainsi que les Marlins dans la division Est de la Ligue nationale, qui ne représentent aucune menace. La porte vers les séries pourrait s’ouvrir pour les Jays.

Lors des matchs que j’ai analysés à TVA Sports, je n’ai pas vu d’étincelles dans les yeux du gérant Charlie Montoyo pour gagner, mais plutôt un gérant qui veut développer ses jeunes joueurs.

La ligne de conduite à suivre viendra des membres de la direction, dont le président Mark A. Shapiro, le DG Ross Atkins et le gérant Charlie Montoyo : gagner ou développer de jeunes joueurs ! 

Sans spectateurs

Faute de partisans dans les gradins, les équipes font preuve d’une grande originalité en plaçant des silhouettes de fans et même de célébrités dans les gradins derrière le marbre et les abris.

Les gens font un don à une fondation pour avoir leur photo cartonnée fixée à un siège du stade. Imaginez-vous un match sportif à Montréal avec des photos placardées de nos légendaires athlètes et artistes dans les gradins.

Aussi, Ginette Reno et Céline Dion qui interprètent les hymnes nationaux par la magie des vidéos. 

Comme plusieurs d’entre vous, lorsque je regarde un événement sportif à la télévision, j’observe qu’il manque cette énergie qui émane habituellement de la foule. C’est silencieux.

Un silence brisé à peine par le contact de la balle sur le bâton ou le cri de l’officiel derrière le marbre.

La passion de Jacques Doucet, Denis Casavant et moi est toujours présente lors de nos matchs à TVA Sports.

Je vais être franc, lorsque le jeu se déroulait, jamais je ne me suis aperçu que les gradins étaient déserts.

La seule chose qui change, c’est qu’après un jeu spectaculaire, un retrait ou un coup de circuit, la réaction de la foule... c’est l’enthousiasme des commentateurs.