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Les Kielburger: les frères tout puissants

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À entendre les frères Kielburger, le scandale WE Charity est pure fabrication, un scénario invraisemblable monté en épingle par les méchants médias et leurs détracteurs.

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Après leur témoignage de quatre heures, on comprend mieux comment les frères Marc et Craig ont réussi à devenir les coqueluches de la business de la charité.

Ils possèdent visiblement un indéniable talent pour se vendre. 

Les révélations les concernant dans les dernières semaines ont été explosives, allant d’allégations de racisme à d’autres d’abus de pouvoir. 

Encore hier, l’ex-patronne du conseil d’administration révélait avoir démissionné au printemps parce qu’on refusait de lui donner l’heure juste sur les finances de l’organisme. 

Faisant fi de tout cela, les Kielburger ont accusé la terre entière d’avoir sali la réputation de leur œuvre de bienfaisance, sans prendre une once de responsabilité pour le scandale. L’un d’eux a tout au plus regretté la « perception » entourant l’affaire WE Charity.

Bien connectés

Les frères Kielburger sont habitués à obtenir ce qu’ils désirent. Cela fait longtemps qu’ils fraient avec les puissants. 

Hier, ils se sont défendus d’avoir été favorisés dans l’octroi du lucratif contrat au cœur de cette affaire, en soulignant que WE entretenait aussi d’excellentes relations avec le régime conservateur précédent. 

Les oppositions ont cherché à savoir pourquoi WE Charity n’est pas enregistré au registre des lobbyistes. 

Est-il possible que les frères Kielburger n’en aient jamais vu l’utilité ? 

L’absence de nouvelles révélations explosives dans le témoignage des deux frères réjouira pour l’heure le gouvernement Trudeau. 

Mais des zones d’ombre demeurent sur la séquence des événements et les problèmes de gouvernance de WE Charity. 

Le témoignage a aussi exposé encore davantage l’étroitesse des liens qui unissent cet organisme et la famille du premier ministre.

Et c’est justement cette indécente proximité dans le cadre d’une relation d’affaires qui est au cœur du scandale.