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Letang contre l’équipe de son enfance

Kristopher Letang contre l’équipe de son enfance

Penguins c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier

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TORONTO | Le mois de mars 2020 sonne déjà comme un souvenir lointain en cette période de pandémie. Quand on recule de 10 ans dans le temps, ça devient pratiquement une éternité. 

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Le 12 mai 2010, le Canadien avait éliminé les Penguins de Pittsburgh au deuxième tour des séries en l’emportant 5 à 2 lors du septième match au vieux Mellon Arena. C’était le printemps de Jaroslav Halak. 

Un peu plus de 10 ans plus tard, les Penguins comptent sur trois joueurs de cette équipe de 2010: Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang. 

Kristopher Letang a échangé avec Evgeni Malkin à la suite d’une séquence survenue dans le match contre les Flyers de Philadelphie, mardi.
Photo AFP
Kristopher Letang a échangé avec Evgeni Malkin à la suite d’une séquence survenue dans le match contre les Flyers de Philadelphie, mardi.

Derrière le banc, il y a également un acteur important des séries du CH de 2010. Jacques Martin, qui était l’entraîneur en chef du Tricolore, occupe maintenant un poste d’adjoint à Mike Sullivan avec les Penguins. 

À trois jours du premier match du tour de qualification entre le Canadien et les Penguins, Letang a rapidement fait un retour dans le passé. 

«C’est toujours spécial pour moi d’affronter le Canadien, a dit Letang en visioconférence de l’Hôtel X de Toronto. Oui, en effet, c’était un mauvais souvenir cette série de 2010. C’était quand même une série très excitante, Halak avait vraiment été spectaculaire. Mais on a appris beaucoup de cette série dans le futur. De jouer contre Montréal, c’est toujours spécial. C’est l’équipe de mon enfance, c’est une équipe que je continue de suivre. Je suis très excité à l’idée de vivre une série contre eux.»

Penguins c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier

La rapidité du CH

Si plusieurs experts s’attendent à une victoire assez rapide de la formation de la Pennsylvanie, en trois ou quatre matchs, Letang reste prudent. 

«Je pense que ce sera une série difficile, a répondu le défenseur de 33 ans. Le Canadien est une équipe avec de la rapidité, de bons jeunes joueurs. Il y aura de l’attaque. Les deux gardiens recevront plusieurs tirs. Au moins, on n’a pas à jouer contre le Canadien au Centre Bell avec toute l’atmosphère de là-bas. C’est probablement un petit point positif pour nous. »

D’un côté, il y aura l’expérience des Penguins. Les Letang, Crosby et Malkin ont trois conquêtes de la coupe Stanley (2009, 2016 et 2017). Ils ont des centaines de matchs derrière la cravate en séries. De l’autre côté, le CH misera sur une équipe inexpérimentée. Juste au centre, une position cruciale, Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Max Domi n’ont jamais joué en séries.  

Questionné sur ce facteur, Letang a voulu temporiser les choses. 

«Je pense que dans le scénario où on se retrouve, l’avantage sera peut-être moins grand. Il n’y a pas de foule, pas de distraction. À mon avis, c’est plus ou moins un avantage. Les joueurs avec l’expérience peuvent toutefois rester calmes dans des situations plus stressantes. S’il y a un avantage, il est probablement là.»

«L’expérience se compare à un professeur. Elle t’enseigne beaucoup de trucs. On apprend beaucoup de nos expériences dans la vie, a renchéri Sullivan, l’entraîneur-chef des Penguins. Les joueurs, entraîneurs et les équipes vivent le défi d’un parcours vers la coupe, ils vivent le succès, mais aussi les échecs. Ça t’offre une certaine perspective. Tu as le bénéfice de ces expériences pour t’inspirer, si des situations arrivent dans une série haute en émotions. Tu peux te dire: on a déjà vécu ça, on doit avoir la tête à la bonne place. Notre noyau est très accompli. Ils sont bons et en veulent plus. Ils comprennent à quel point c’est difficile de gagner. On ne tient rien pour acquis. On sait quel type de défi ce sera contre une équipe très bien dirigée.»