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Japon: restrictions d’accès bientôt levées pour les résidents étrangers, sous condition

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Le Japon va lever sous condition, à partir du 5 août, l’interdiction d’accès à son territoire pour ses résidents étrangers, une mesure qui visait à limiter la propagation du coronavirus, a annoncé le ministère nippon des Affaires étrangères.

Près de 90 000 résidents étrangers du Japon (dont des salariés de grandes entreprises, des étudiants ou des apprentis) sont actuellement coincés en dehors de l’archipel, qui interdit son accès à plus d’une centaine de pays en raison de la pandémie.

À compter de mercredi prochain seront autorisés à revenir, parmi ces résidents étrangers, ceux qui avaient quitté l’archipel avant que leur pays de destination ne soit concerné par cette interdiction d’accès, selon un communiqué du ministère publié mercredi soir.

À titre d’exemple, ceux ayant quitté le Japon pour la France au plus tard le 26 mars 2020 seront ainsi admissibles, mais pas ceux rentrés en France après cette date.

Les personnes admissibles devront obtenir au préalable une attestation délivrée par les autorités consulaires du Japon dans le pays où elles se trouvent actuellement.

Elles devront, en outre, présenter un test PCR négatif à la COVID-19 réalisé dans les 72 heures avant leur vol pour le Japon.

À compter du 1er septembre, ces conditions restrictives (attestation, test) s’appliqueront également pour d’autres catégories de ressortissants étrangers au Japon (résidents permanents et de long terme, conjoints et enfants étrangers de citoyens japonais ou de résidents permanents).

Les citoyens japonais à l’étranger, eux, sont autorisés à rentrer dans leur pays, même s’ils se trouvent dans des États concernés par l’interdiction d’accès au territoire nippon. Ils sont simplement invités à observer 15 jours de quarantaine à leur retour.

Les milieux d’affaires européens et américains avaient regretté cette politique de deux poids, deux mesures du Japon, tout en reconnaissant que les craintes des autorités locales face à la recrudescence de la COVID-19 étaient «compréhensibles».

La semaine dernière, les responsables du Conseil européen des affaires (EBC) et de la Chambre américaine de commerce au Japon avaient estimé que cette différence de traitement entre citoyens japonais et résidents étrangers ne reposait sur «aucun fondement scientifique» et risquait de nuire durablement à l’attractivité internationale du Japon.

Actuellement, le pays n’accepte le retour d’étrangers soumis à interdiction de revenir au Japon que dans des cas «humanitaires» exceptionnels (urgence familiale, etc.).