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La grêle dévaste 50 % de ses champs

La grêle dévaste 50% de ses champs
Photo courtoisie Les champs inondés du Potager Fleuri du Lac.

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Un producteur maraîcher du Lac-Saint-Jean connaît sa pire saison en 20 ans alors qu’après l’incertitude causée par la pandémie et une période de sécheresse ce printemps, une tempête de grêle a affecté 50 % de ses terres cette semaine.

« Moi, ça fait 20 ans que je suis en affaires et plus de 30 ans que je suis dans l’agriculture. C’est la première fois que je vois ça », se désole Guillaume Doucet, propriétaire de la ferme biologique Potager Fleuri du Lac, à Saint-Prime.

Mercredi, en fin de matinée, un orage a débuté. « Il s’est mis à tomber des grosses billes [de grêle] grosses comme le bout des doigts et plus. Ç’a duré 5-10 minutes. Par chance, il ne ventait pas », raconte-t-il.

Recouverts d’un tapis blanc ou inondés d’eau, certains champs étaient méconnaissables. Des plantations de laitues, de haricots, d’oignons, de courges et de tomates, notamment, ont subi des dommages. Les carottes, les patates et les maïs se portent mieux.

Tout n’est pas perdu

M. Doucet estime qu’environ la moitié des terres qui ne sont pas couvertes ont été affectées par les intempéries, ce qui pourrait se traduire par 35 000 $ à 50 000 $ de pertes. 

Heureusement, des pousses sont récupérables et une partie importante de la production qui se fait sous une quinzaine de serres a été épargnée. 

« On se relève les manches, puis on recommence. Ça paraît grave sur le coup, mais il y a beaucoup de stock que l’on va essayer de récupérer », dit l’agriculteur.

C’est pourquoi le kiosque du Potager Fleuri du Lac pourra continuer d’offrir une grande diversité de fruits et de légumes jusqu’à la fin de la saison. Par contre, l’entreprise ne pourra pas vendre autant de produits dans les épiceries.

Des saisons difficiles

« On remercie tout le monde qui nous encourage. Continuez à le faire », demande Guillaume Doucet, qui n’a pas d’assurance pour ce type de pertes, lui qui préfère miser sur une grande variété de produits pour pallier les aléas de la nature.

« Tous les ans, on perd du stock parce que la température est rendue incroyablement dure à gérer », s’étonne M. Doucet.

Chose certaine, le producteur maraîcher se souviendra longtemps de l’an 2020. « Le printemps a été très, très dur. Ç’a commencé avec l’incertitude du COVID ; on ne savait même pas si on allait ouvrir », se souvient-il.