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L’autre pandémie

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Il va sans dire que, si une nation se refuse à laisser sa langue et son identité embrasser le cours normal de son évolution, elle se condamne elle-même à s’écrouler comme un vieil arbre sous le poids du vent des grands changements. Toutefois, il serait rigoureusement faux de prétendre qu’évolution rime avec assimilation et disparition.

Responsabilité municipale

Le gouvernement nous répète ad nauseam que l’on doit continuer de se protéger. Aussi louable et nécessaire que soit cet appel à l’effort collectif, il passe cependant, outre le fait qu’une autre pandémie nous traverse et nous menace : celle de l’anglicisation galopante du grand ensemble du territoire du Québec, où nos petits vendeurs du temple se persuadent qu’ils perdront leur emprise sur les jeunes générations sans l’appât d’une raison sociale anglaise.

Écoutez la chronique de Gilles Proulx à QUB Radio:

C’est ainsi que, depuis bien avant l’avènement de la COVID-19, le Québec distinct s’est vu frappé de plein fouet par cet autre virus qui nous a fait céder aux planchers « All the way », qui envoie promener nos chiens chez MarioDogs et nous envoie siroter un verre au Verdun Beach Guinguette, avec nos livres achetés chez Drawn & Quarterly, avant de terminer par un petit tatouage au Tattoo shop du coin. Maintenant, pourquoi nos villes n’ont-elles pas le pouvoir d’intervenir face à la prolifération de ces commerçants qui nous font courir à notre perte ?

Action franche

Il revient à la CAQ d’agir face à ce phénomène de détérioration, en faisant de la restauration de la loi 101 une priorité. Sans quoi, je crains que leur prétention au titre de parti nationaliste soit dangereusement compromise. À ce propos, où en est donc leur comité de révision rassemblant des membres de toute tendance politique ? Il m’apparaît limpide que seule une action franche et sans louvoiement pourra constituer le masque dont a désespérément besoin le Québec pour se protéger face à cette autre pandémie.