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Olivier Renard a évalué son équipe

Le tournoi a permis de faire de nombreux constats

Olivier Renard
Photo Pierre-Paul Poulin Directeur sportif de l’Impact, Olivier Renard a pris un tas de notes lors de son passage au tournoi de la MLS à Orlando pour mieux évaluer les joueurs de l’équipe.

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Même si l’Impact a offert une prestation en demi-teinte lors du tournoi de reprise de la MLS à Orlando, le directeur sportif Olivier Renard nuance la performance de son équipe.

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Renard, qui nous parlait de la Belgique où il est allé rejoindre sa famille après son séjour en Floride, a tenu à rappeler que l’essentiel était quand même que l’équipe ait amassé des points au classement de la saison régulière.

« Si on est objectif et qu’on regarde le classement de la conférence, l’Impact est cinquième après cinq matchs joués. On a marqué huit buts, on est la troisième meilleure attaque de la conférence. La COVID a un peu coupé les jambes de ce qu’on voulait faire au départ.

« Quelqu’un qui n’a vu aucun match, qui est allé vivre au Guatemala et qui regarde le classement, il va voir l’Impact en cinquième place et il va voir l’Impact qui s’est qualifié pour le quart de finale de la Ligue des champions, il va se dire que ce n’est pas mal du tout. » 

Des essais

Il ne faut surtout pas penser que l’Impact n’a pas pris ce tournoi au sérieux, mais dans un contexte où l’équipe n’avait pas joué depuis quatre mois, Thierry Henry a fait des essais pour obtenir des réponses.

Sans poser un diagnostic définitif sur chaque joueur, Renard a une meilleure vue de ce que tout le monde peut apporter.

« Ce tournoi n’était pas prévu au programme, on l’a pris au sérieux, mais en accord avec le personnel, il y a eu des décisions qui ont été prises pour tester des situations et pour prendre des décisions sur certains joueurs. 

« Mais il ne faut pas penser que je suis dans une salle à faire des X sur le visage de certains joueurs. Mais j’ai aussi eu des confirmations des changements que l’on doit faire », a-t-il imagé.

Cela dit, il a tout de même constaté que les vétérans de l’équipe devaient offrir une contribution plus importante à l’effort de l’équipe.

« Je n’ai pas envie de citer des joueurs en bien ou en négatif, mais les anciens doivent plus tirer le groupe vers le haut parce que parfois ce sont les jeunes qui le font. » 

Confirmations

Les quatre rencontres disputées au complexe ESPN Wide World of Sports ont également mis en relief l’éclosion de certains jeunes comme le défenseur Luis Binks et le milieu Emanuel Maciel, même si celui-ci n’a joué qu’une rencontre.

« Avec les jeunes, il faut rester les deux pieds sur terre. Luis est un cas un peu différent parce qu’il progresse et il est venu ici pour se mesurer à des adultes. Maciel, il a eu une chance, il a saisi sa chance. »

Renard a également tenu à souligner l’apport des joueurs acquis dans les derniers mois, dont Romell Quioto.

« Quand il est arrivé, personne ne m’a parlé du joueur de football, on me parlait de ses problèmes hors terrain. Maintenant, il est un de nos joueurs fiables. »

Le cas Bojan

S’il y a eu une déception à Orlando, c’est le manque d’influence de Bojan sur l’attaque de l’équipe. Olivier Renard est en partie d’accord, mais pas totalement.

« Je comprends qu’il y a beaucoup de questions et d’étonnement, mais je veux aussi le défendre. Ce ne sont pas des problèmes qui ne concernent que lui, il n’est pas seul. «Il a besoin de ses coéquipiers pour pouvoir briller. Pour l’instant on n’a pas le Bojan qu’on espérait, et lui aussi le sait. Mais je sais qu’il manque un profil à côté de lui qui pourrait l’aider. »

Cela dit, il ne faut pas nécessairement s’attendre à ce que le club ajoute des munitions d’ici la fermeture de la fenêtre de transfert, mercredi prochain, et ce, même si Renard dit toujours être à l’affût.

« Je ne suis pas Harry Potter, on ne peut pas en quelques mois changer un effectif qui était déjà bâti à 85 % par les contrats. Ça fait bientôt un an que je suis arrivé, mais dans le plan effectif, on est seulement à cinq matchs MLS. »