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Première hausse du nombre de malades en réanimation depuis début avril en France

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AFP

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Paris | Le nombre de patients hospitalisés en réanimation à cause de la COVID-19 a légèrement augmenté pour la première fois depuis début avril en France, où les nouveaux cas quotidiens dépassent le millier, ont annoncé jeudi les autorités sanitaires. 

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Au total, 5375 personnes sont hospitalisées pour une infection au coronavirus, dont 381 cas sévères en réanimation, soit un de plus que la veille, indique la Direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué, sans autre précision. 

C’est la première fois depuis le 9 avril que cet indicateur, très surveillé, n’est plus en baisse.

L’épidémie a provoqué 16 nouveaux décès dans les hôpitaux en 24 heures. Au moins 30 254 personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie, dont 19 739 dans les hôpitaux et 10 515 dans les établissements sociaux et médicaux-sociaux (Ehpad). Le bilan des décès dans ces établissements sera actualisé le mardi 4 août.

La circulation du virus reste «soutenue avec un nombre de cas quotidiens en augmentation et supérieur à 1000», insiste la DGS. 

Dans son point épidémiologique hebdomadaire, l’agence sanitaire Santé publique France (SpF) relève également une «augmentation marquée de l’incidence» de la maladie (c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas) de 54% par rapport à la semaine précédente, «particulièrement chez les 20-30 ans».

Cette hausse, «notamment des cas symptomatiques», «ne peut s’expliquer par la seule augmentation des actions de dépistage», souligne l’agence sanitaire. 

«Des efforts rapides et importants sont nécessaires. Individuellement et collectivement, nous devons agir dès maintenant pour freiner cette propagation virale active», alerte le service du ministère de la Santé.

Sont nécessaires «l’application, partout et en permanence, des mesures barrière, le respect de la distanciation physique, un test rapidement au moindre doute, l’utilisation de StopCovid, le respect des mesures de quatorzaine et d’isolement», rappelle la DGS.

Santé publique France observe, de son côté, une «diminution de l’adoption systématique des mesures de prévention (garder une distance d’au moins 1 mètre, saluer sans serrer la main, arrêter les embrassades)», même si le «port du masque en public est plus systématique».

«En cette période estivale, les événements familiaux et amicaux, les grands rassemblements culturels et festifs sont particulièrement à risque de transmission virale et doivent entraîner une mobilisation particulière de tous les participants», souligne la DGS.

Avec la vague de chaleur qui touche 13 départements français, la DGS appelle en outre à une «attention particulière» envers les personnes âgées, mais en maintenant les gestes barrières. 

«Il ne faut jamais humidifier le masque, même si cela peut procurer une sensation de rafraîchissement. Si le masque est humide (transpiration), il faut le changer, car son efficacité n’est plus assurée», insiste la DGS.