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De la comédie à la bonne franquette

Il y a du théâtre en plein air sur l’île d’Orléans

Les comédiennes Caroline Stephenson et Frédérique Bradet ont offert un superbe numéro d’ouverture, en compagnie de Marie-Pier Lagacé, avec le texte <i>Surprise ! Surprise !</i> de Michel Tremblay.
Photo Didier Debusschère Les comédiennes Caroline Stephenson et Frédérique Bradet ont offert un superbe numéro d’ouverture, en compagnie de Marie-Pier Lagacé, avec le texte Surprise ! Surprise ! de Michel Tremblay.

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Les occasions de voir du théâtre cet été sont presque inexistantes. Le Nouveau théâtre de l’Île d’Orléans propose, depuis le 10 juillet, de la comédie à la bonne franquette.

Baptisées Comédie sur l’herbe, ces soirées en plein air sont présentées devant 50 spectateurs avec distanciation. 

Samedi, on reprenait la soirée de la veille qui avait été reportée en raison de la météo incertaine.

Une heure avant la représentation, des gens sont déjà arrivés. Ils « pique-niquent » sur place. L’ambiance est relaxe. Le camion-bar-laitier Brise-Glace est présent pour une petite « molle », un sundae ou une slush colorée.

Des cercles de cordes jaunes sont disposés sur le gazon pour délimiter les espaces pour les spectateurs.

Ces spectacles, d’environ 75 minutes, présentés les vendredis, jusqu’à la fin août, sont constitués de petites pièces sous forme de lectures. Les courtes pièces et les comédiens changent tous les vendredis.

Samedi, la soirée a débuté en force avec Surprise ! Surprise ! de Michel Tremblay qu’il a écrit en 1975.

Installées devant des téléphones noirs à cadran d’une autre époque, Frédérique Bradet, Marie-Pier Lagacé et Caroline Stephenson ont été à la hauteur et drôles dans cette courte pièce où une fête surprise tourne mal à la suite d’un imbroglio. 

250 spectateurs

Les comédiennes jouent et on entend, parfois, des voitures ou des motos circuler durant leur prestation. Ça faisait du bien de voir du théâtre en chair et en os après un silence de quatre mois.

Élie St-Cyr s’est ensuite pointé sur la scène, aménagée en face de la grange voisine du théâtre, avec le personnage de Roger Goéland, popularisé par Rémy Girard, lors des Lundis des Ha ! Ha !

Claude Montminy, codirecteur du Nouveau Théâtre de l’Île, a joué un des ses textes avec Marie-Pier Lagacé. Pascal « Pico » Larouche a terminé la soirée avec quelques chansons humoristiques dont Je coucoune en mode COVID-19.

Les soirées débutent à 19 h 30 et il est impossible de réserver sa place. C’est premier arrivé et premier servi, mais avec le nombre de spectateurs qui passe à 250, les codirecteurs Claude Montminy et Sébastien Dorval ne devraient plus refuser de gens d’ici la fin du mois d’août. Une contribution volontaire de 20 $ en argent comptant est suggérée.

Les toilettes du théâtre sont ouvertes et le bar est fermé. Il faut amener sa chaise et ses boissons non alcoolisées.