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Un retour attendu par Pierre Bergeron

L’ex-adjoint du Titan d’Acadie-Bathurst revient dans la junior majeur après près de quatre ans d’absence

Pierre Bergeron
Photo courtoisie, Juana Laurin Pierre Bergeron a fait ses marques avec les Panthères de Saint-Jérôme au cours des trois dernières saisons et demie.

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Lorsqu’il a démissionné de son poste d’adjoint avec le Titan d’Acadie-Bathurst en septembre 2016 à la suite d’un épisode d’alcool au volant, Pierre Bergeron savait qu’un retour dans la LHJMQ ne se matérialiserait pas du jour au lendemain. L’attente a finalement duré près de quatre ans.

Après trois ans et demi à camper les rôles d’entraîneur-chef et de directeur général des Panthères de Saint-Jérôme (junior AAA), Bergeron se glissera derrière le banc des Huskies de Rouyn-Noranda lors de la prochaine saison du hockey junior québécois qui doit se mettre en branle le 1er octobre avec l’accord des autorités de la Santé publique. Il retrouvera l’entraîneur-chef Mario Pouliot, celui-là même qui l’avait embauché à Bathurst.

 « Quand je fais une erreur, je veux me reprendre assez vite et je veux réparer mes erreurs. J’ai toujours été comme ça. Mon objectif était de revenir dans le junior majeur en signant dans le junior AAA et je suis content que l’objectif soit réussi », a confié l’ancien défenseur et capitaine des Remparts en entrevue téléphonique avec Le Journal.

 Bergeron avait été intercepté au volant de son véhicule avec les facultés affaiblies par l’alcool alors que deux joueurs du Titan prenaient place à bord de son véhicule à la suite d’une soirée dans un établissement de Bathurst. Quelques jours plus tard, il avait fait acte de contrition sur les réseaux sociaux.

En janvier 2017, soit quelques mois après les incidents, les Panthères lui avaient offert le poste d’entraîneur-chef, un geste dont le principal intéressé sera toujours reconnaissant.

« Je n’ai pas été sans job longtemps puisque je me suis impliqué dans le bantam relève dans mon coin, à Drummondville. Puis, à Saint-Jérôme, ça m’a aidé de retomber dans le bain. Clément Hudon [propriétaire de l’équipe] a défendu ma candidature à la ligue et je lui en dois toute une ! » a lancé l’instructeur de 33 ans. 

Association naturelle

Lui-même un ancien des Huskies avec lesquels il a disputé 34 rencontres au début de la saison 2005-2006, Bergeron ne s’est pas fait prier pour joindre les rangs de l’équipe abitibienne dans un rôle d’adjoint où il supervisera l’avantage numérique et le développement des habiletés individuelles. 

« Il y a d’abord la qualité de l’organisation à Rouyn [...] Je vais être un outil là-bas et je sais que ça va marcher drette ! Ça m’allumait vraiment. Je crois que je peux vraiment apprendre dans ce groupe et j’étais rendu là dans mon développement. Même si j’ai apprécié mon séjour dans le junior AAA, le junior majeur, ce n’est pas la même game.

« Mario, je le respecte beaucoup pour l’homme de hockey qu’il est. Comme joueur, je trouvais ses équipes fatigantes et il demande l’excellence de son personnel. Je veux être excellent. Rien n’arrive pour rien. Je ne sais pas si c’est la suite d’un travail inachevé, mais on voulait retravailler ensemble », a-t-il souligné au sujet du coach victorieux de la coupe Memorial en 2018 et en 2019.

Un championnat à l’eau

Avant d’accepter ce nouveau défi, Bergeron avait dû faire le deuil du tournoi de la Coupe Fred Page que Saint-Jérôme devait accueillir du 28 avril au 3 mai en raison de la pandémie de la COVID-19. La tenue de ce championnat junior A de l’Est du pays au Québec l’avait d’ailleurs incité à décliner des occasions de retour plus hâtives dans la LHJMQ.