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Trois-Rivières: des spectacles... mais à quel prix

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TROIS-RIVIÈRES | La réglementation permettant aux salles de spectacles d’accueillir 250 personnes soulève un problème de rentabilité pour ces établissements.

Martin Fontaine ne se prend pas de cachet lors de ses spectacles à son Memphis Cabaret, à Trois-Rivières. Une question de survie, selon le propriétaire.

M. Fontaine prend plutôt des ententes avec les musiciens pour partager le risque.

«On est obligés de les mettre au pourcentage, par exemple. On ne peut pas honorer la hauteur de leurs cachets normaux à cause de la capacité réduite» des salles de spectacles, explique-t-il.

Et oubliez les 250 spectateurs, même avec la nouvelle réglementation, le bar en question ne pouvant normalement accueillir que 200 personnes.

Pour respecter le 1,5 m entre chaque spectateur, ce sera un maximum de 80 à 90 personnes.

Même dans les plus grandes salles, les formules de spectacles devront parfois être revues pour ne pas subir des pertes d’argent.

«Évidemment, ce ne sera pas des marges de profits énormes. Évidemment, tout le monde met un peu du sien, autant les artistes, au niveau de leur cachet, que les producteurs [et] nous. On doit revoir un peu notre modèle d’affaires», explique Valérie Bourgeois de Culture Trois-Rivières.

L’amphithéâtre Cogeco avait, pour sa part, déjà ajusté son offre à la précédente réglementation, qui était d’un maximum de 50 personnes. La formule cabaret sera maintenue, après quoi on accueillera 250 personnes.

«Pour pouvoir respecter les budgets d’opération, on a demandé des trios, duos, des formules acoustiques qui répondaient à une offre des artistes. Avec 250 personnes, on a pu se tourner vers des productions plus complètes», souligne Marie-Michelle Mantha, de la Corporation des événements de Trois-Rivières.