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Explosions au Liban: «Il n'y a plus de Beyrouth», témoigne une résidente

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BEYROUTH | Rita Khoury, une résidente de la capitale du Liban, a témoigné mardi de la peur vécue par sa famille et elle après les explosions qui ont retenti dans le port de la ville de Beyrouth. 

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En entrevue à TVA Nouvelles, Mme Khoury, qui vit à une quinzaine de minutes du port, a détaillé ce qu’elle a vu depuis chez elle.

«Je regardais la mer. J’ai vu un petit feu, mais je me suis dit que ce n’était pas anormal, car il y a beaucoup de feux, ici, au Liban. Après, j’ai vu comme une petite explosion, et on a senti un choc thermique [...] et, après, j’ai vu le grand champignon comme une bombe nucléaire.»

«Il y a eu un son qui était très, très fort», a-t-elle raconté. 

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«C’est quelque chose qui nous a fait très, très peur», a-t-elle poursuivi tout en soulignant toutefois que sa famille est en bonne santé. «Tout le monde va bien ici où j’habite», a-t-elle dit.

Pour Rita Khoury, c’est une nouvelle épreuve pour un pays qui faisait déjà face à la COVID-19, ainsi qu’à une crise économique et politique.

«Il n’y a plus de Beyrouth», a fait savoir cette résidente, avec un brin de désespoir.

Elle a confié qu'il y a beaucoup de gens qui habitent dans le secteur de l’explosion. «Il y a beaucoup de restaurants, de bars. C’est une crise humanitaire. C’est une crise économique en plus. C’est quelque chose de très, très majeur», a-t-elle ajouté.

«Hôpitaux, immeubles, églises, tout est détruit», a-t-elle martelé, soulignant qu’il y avait encore beaucoup de gens sous les débris. «C’est un désastre.»

C’est le cœur de Beyrouth qui a été touché mardi après-midi lorsque ces explosions ont retenti dans le port de la ville, faisant des milliers de blessés et des dizaines morts, selon les premiers bilans.

Selon Mme Khoury, de telles explosions n’avaient plus été vues dans la ville depuis l’attentat contre l’ancien président du conseil des ministres Rafic Hariri, en février 2005.

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