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Hymne bilingue : Brett Kissel s’explique

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TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

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Le dossier de l’hymne national bilingue avant les matchs de la série qualificative entre le Canadien de Montréal et les Penguins de Pittsburgh continue de faire jaser, et cette fois-ci c’est le chanteur Brett Kissel qui a tenu à faire la lumière sur certains points. 

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Lundi, avant la rencontre numéro 2 de la série, les Penguins ont diffusé une version préenregistrée de l’hymne national canadien interprété dans les deux langues officielles par le chanteur albertain. Il s’agissait en fait d’une rediffusion du 14 février dernier, où Kissel avait été invité à pousser la note à Pittsburgh lors d’un match face au CH.

Cependant, l’artiste n’a pas été mis au courant que sa version de l’hymne allait être utilisée une seconde fois, a-t-il révélé sur son compte Twitter, lundi soir. «La Ligue nationale de hockey et l’organisation des Penguins de Pittsburgh ont clairement enregistré mon hymne bilingue et l’ont fait jouer en rediffusion, sans que je ne le sache.»

Le mauvais chandail

Ce n’est pas sans déplaire à Kissel, qui a profité d’une belle vitrine malgré tout. Le chanteur n’était toutefois pas au bout de ses peines, puisqu’il portait un chandail des Penguins lors de cette interprétation. Accusé de favoritisme dans le territoire neutre qu’est la «ville-bulle» de Toronto par les partisans du Tricolore, Kissel n’y pouvait cependant rien.

«J’ai reçu un appel de mon ami Jordan Eberle [actuel joueur des Islanders de New York], qui m’a demandé : “hé, pourquoi as-tu chanté l’hymne avec un chandail des ‘Pens’ pour le match Montréal-Pittsburgh?”, a-t-il raconté. Ma réponse a été : “qu’est-ce que tu veux dire?”. Ensuite, j’ai été sur Twitter et j’ai vu les répercussions.»

Devant ce drame exagéré, Kissel a choisi de s’excuser auprès des partisans du Canadien et de ses amateurs québécois. «Aux adeptes du Canadien à Montréal : j’espère que vous comprendrez que cet hymne n’était qu’une rediffusion de plus tôt cette année», a-t-il mentionné.

«Finalement, en tant qu’artiste, et quelqu’un qui a maintes fois interprété des hymnes dans plusieurs villes, c’est une marque de respect de porter le chandail de l’équipe à la maison, et j’étais fier de porter le numéro de mon ami Sidney Crosby», a poursuivi Kissel.

Grand amateur des Oilers d’Edmonton, le chanteur dit avoir été en contact avec l’équipe pour aller y faire entendre sa voix. En espérant pour lui que sa prochaine présence dans un aréna du circuit Bettman n’engendre pas autant de controverse.