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Obésité: plus qu'un problème de poids, une maladie complexe

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L’obésité n'est pas qu’un problème de surpoids, mais une maladie complexe, selon de nouvelles lignes directrices sur la question, destinées aux professionnels de la santé et publiées mardi dans le Canadian Medical Association Journal.

Selon cet avis, l’obésité est considérée comme un problème lié à l’impact du niveau de gras sur la santé plutôt que simplement au poids ou au tour de taille.

«On y reconnaît, entre autres, que l’obésité est une maladie chronique complexe qui exige un soutien à long terme, voire à vie, comme c’est le cas, par exemple, pour le diabète et les maladies cardiaques. Cette approche, fondée sur la science et allant bien au-delà du poids sur la balance, est la meilleure pour offrir des soins de qualité aux patients», a fait savoir par communiqué l’un des auteurs principaux, le Dr Laurent Biertho, chirurgien général et professeur au Département de chirurgie de l’Université Laval.

  • La Dre Julie St-Pierre, pédiatre et lipidologue, fait le point au micro de Caroline St-Hilaire, sur QUB Radio:

L’obésité ne se règle donc pas simplement en faisant plus d’exercice et en mangeant mieux ou moins.

«La science nous indique que les facteurs déterminant la prise de poids sont complexes. Historiquement, on disait aux gens dont le poids corporel pouvait affecter la santé, de manger moins et de bouger plus. À lui seul, ce conseil n’est pas efficace et peut même s’avérer contre-productif dans certains cas», a précisé le Dr André Tchernof, membre du conseil d’administration d’Obésité Canada.

Les nouvelles lignes directrices visent à ce que les professionnels de la santé travaillent en partenariat avec le patient pour reconnaître d’autres facteurs personnels, par exemple des questions psychologiques ou sociales, pouvant permettre de régler le problème.

Elles visent aussi à contrer la stigmatisation des gens qui souffrent d’obésité.

«On met en lumière le fait que les individus aux prises avec l’obésité ne reçoivent pas la même qualité de soins, à cause des préjugés qui existent et des mauvaises perceptions entourant l’obésité. L’obésité est perçue comme le reflet de mauvaises décisions individuelles, mais la recherche nous indique en fait que c’est beaucoup plus compliqué que ça», a souligné le Dr Tchernof.

Ces nouvelles lignes directrices constituent une première mise à jour dans ce domaine depuis 2006. Elles ont été élaborées par Obésité Canada et l’Association canadienne des médecins et des chirurgiens bariatriques. Une soixantaine de professionnels de la santé, chercheurs et individus vivant avec l’obésité y ont participé.