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Beaucoup d’aînés reçoivent des médicaments inappropriés dans les hôpitaux

hôpital Pierre-Boucher
Photo d’archives

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Deux patients âgés sur trois reçoivent des médicaments dans les hôpitaux qui ne devraient pas être administrés aux aînés, selon une étude de chercheurs de l’Université McGill. 

Ces médicaments sont considérés comme inappropriés pour les gens de 65 ans et plus, car les risques d’effets négatifs sont plus importants que les bienfaits attendus, surtout s’il existe des solutions de rechange. Ces erreurs augmentent le risque de lésions et de réactions indésirables chez ces personnes âgées, ont conclu les scientifiques de McGill.

«Les cliniciens sont bien au fait des risques de certains de ces médicaments, et pourtant, on les prescrit encore régulièrement», a souligné l’auteure principale de l’étude et ancienne stagiaire doctorante au département d’épidémiologie et de biostatistique et de santé au travail, Daniala Weir, par communiqué, mercredi.

«Prenons les benzodiazépines. Ces médicaments sont normalement prescrits pour le traitement de l’anxiété et de l’insomnie chez l’adulte, mais on sait qu’ils augmentent le risque de chute chez les personnes âgées», a-t-elle fourni comme exemple.

Les chercheurs soulignent que ces convalescents sont vulnérables à leur sortie de l’hôpital. Dans les 30 jours, les effets indésirables des médicaments inappropriés risquent de provoquer une visite aux urgences, une réhospitalisation ou même la mort. Ils estiment que ces problèmes peuvent être résolus en améliorant les pratiques de prescription dans les hôpitaux.

Pour cette étude publiée en mars dans le «Journal of the American Geriatrics Society», les chercheurs ont analysé les dossiers d’hospitalisation, les bases de données du système de santé du Québec et les ordonnances exécutées dans la province d’octobre 2014 à novembre 2016.