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Montréalaise témoin de l’explosion

explosion témoignage
Photo courtoisie Nadine Akkouche, Témoin

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« C’est une catastrophe, a laissé tomber Nadine Akkouche, qui se trouvait à quelques kilomètres à peine de l’explosion. Je n’ai jamais vu ça. Jamais ! »

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La Montréalaise de 32 ans, qui a déménagé il y a un an à quatre kilomètres du port de Beyrouth, au Liban, a tout ressenti de l’effroyable secousse qui a choqué le monde entier hier.

Elle venait tout juste de rentrer chez elle, après une séance dans un gymnase situé près du lieu de la déflagration.

« Soudainement, on aurait dit qu’il y avait un tremblement de terre tellement fort que tout bougeait », a-t-elle illustré.

« Et puis quelques secondes après, on a entendu “boum”, a-t-elle poursuivi. C’est comme si c’était juste à côté. Tout Beyrouth est détruit... »

Dons de sang

Après l’explosion, Mme Akkouche s’est enfermée chez elle, respectant ainsi les demandes des autorités en raison du danger.

« Ils nous ont demandé du sang. Tout le monde, [il faut] aller donner du sang. Les hôpitaux sont remplis. Il y a des hôpitaux qui sont détruits », a-t-elle constaté, encore sous le choc.

« Déjà au Liban, il n’y a pas beaucoup d’électricité, alors c’est une catastrophe. Même pendant la guerre en 2006, ce n’était pas comme ça, a rapporté celle qui est en couple avec un sergent de l’armée libanaise. Il n’y a eu aucune explosion comme ça. »

- Avec Mathieu Boulay

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