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Québecor grimpe, Bell en baisse

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Photo d'archives, Agence QMI

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Québecor a vu son bénéfice net bondir de 34,7 millions $ au dernier trimestre pour atteindre 174,9 M$, alors que Bell en prenait pour son rhume avec la COVID-19.

Le géant québécois des télécoms a dévoilé jeudi des revenus de 1 milliard $, en baisse de 5 % par rapport au 2e trimestre 2019. La filiale Vidéotron a vu une forte augmentation de ses revenus, au niveau de la vente d’équipements (22,5 millions $, soit 43,8 %) et de la téléphonie mobile (13,3 M$, soit 9,1 %).

«Dans le contexte difficile de la COVID-19, Québecor a démontré l’excellence de sa gestion opérationnelle et financière avec une croissance trimestrielle supérieure aux grands joueurs nationaux», a souligné le PDG de l’entreprise, Pierre Karl Péladeau.

«On sent une certaine panique de la part de nos compétiteurs, parce que nos résultats du deuxième trimestre sont très bons, a pour sa part soutenu le PDG de Vidéotron, Jean-François Pruneau, lors d’un appel avec des analystes financiers. La concurrence est très compétitive au niveau des prix, mais ce n’est pas la manière dont nous, on [attire] de nouveaux clients.»

Du côté de Groupe TVA, les revenus sont en forte baisse. Le secteur média a vu fondre de 57,4 M$ (-30,2 %) son chiffre d’affaires, et les sports et divertissements ont perdu 15,4 M$. Les bénéfices nets ont toutefois été légèrement meilleurs qu’au 2e trimestre 2019. Les parts de marché de Groupe TVA ont aussi progressé. LCN a été la locomotive de cette hausse : ses parts ont augmenté de 5,1 % pour atteindre 10,6 %. C’est la chaîne spécialisée la plus écoutée du Québec.

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Dégringolade chez Bell

La situation est moins rose chez Bell. Les revenus ont chuté de 9 %, pour s’établir à 5,35 milliards $. Les profits ont baissé de 64 %, passant de 817 M$ à 294 M$.

Malgré tout, BCE estime qu’elle repose sur des assises solides pour assurer sa croissance, a soutenu le chef de la direction financière, Glen LeBlanc.

Cette performance en demi-teinte n’a pas surpris la plupart des analystes. 

«Nous continuons à voir des risques importants dans les résultats futurs de BCE en raison de la pandémie, étant donné qu’elle a la plus grande exposition aux revenus d’entreprise de l’industrie et une [place] significative [dans l’industrie des] médias [...]», a commenté l’analyste Maher Yaghi de Desjardins.