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Coronavirus: premiers cas dans le camp de déplacés d’Al-Hol en Syrie

Coronavirus: premiers cas dans le camp de déplacés d’Al-Hol en Syrie
AFP

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Trois soignants travaillant dans le camp de déplacés d’Al-Hol, dans le Nord-Est syrien, ont contracté le coronavirus, ont annoncé jeudi les Nations unies (OUN), faisant part des premières infections officiellement recensées dans ce lieu surpeuplé. 

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Le camp tentaculaire d’Al-Hol abrite des dizaines de milliers de déplacés, dont des familles du groupe djihadiste État islamique (EI). 

Il est géré par l’administration semi-autonome kurde qui contrôle une grande partie du nord-est de la Syrie et a enregistré au total 54 malades de la COVID-19 dans la région.

«Le 3 août, trois soignants ont été déclarés positifs à la COVID-19 dans le camp de déplacés d’Al-Hol», a déclaré David Swanson, un porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l’ONU. 

«Le processus de traçage des contacts (des malades) est en cours. Par mesure de précaution, seuls les employés d’urgence, équipés de protection, sont autorisés à travailler dans le camp», a-t-il ajouté à l’AFP. 

Un représentant sanitaire du camp ayant requis l’anonymat a précisé que les trois soignants contaminés travaillaient pour le Croissant-Rouge kurde à Al-Hol. 

«Nous craignons que des résidents du camp qui se sont rendus dans des cliniques aient été exposés au virus», a-t-il dit.

Ces contaminations portent à neuf le nombre total de soignants du Croissant-Rouge kurde dans le nord-est de la Syrie à avoir contracté le coronavirus, selon un bénévole de l’organisation souhaitant lui aussi rester anonyme. 

Neuf ans de guerre ont dévasté les infrastructures médicales de Syrie, mais la situation des territoires contrôlés par les Kurdes est particulièrement critique, l’aide humanitaire à destination du Nord-est syrien ayant été drastiquement réduite. 

L’épidémie de COVID-19 qui s’est ajoutée aux difficultés des déplacés dans les camps fait craindre une catastrophe.